Mardi 31 janvier 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Rencontre

Pourquoi les images d’Alep n’ont pas changé le monde ?
avec André Gunthert, maître de conférences en histoire visuelle à l’EHESS et spécialiste de la culture visuelle, Manar Bilal, photographe, et Rania Hamour, journaliste à Orient TV.

Après trois années dans les camps de réfugiés syriens, le photographe Manar Bilal nous livre dans l’exposition présentée à la Scène nationale, les luttes quotidiennes et les défis auxquels les Syriens sont confrontés. Il souhaite à travers ses photographies, décrire le désastre humanitaire qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de Syriens. «Photographies et vidéos du conflit pleuvent, comme les bombes. Comment expliquer que ces images ont été incapables de nous faire réagir, à l’inverse des célèbres icônes qui, elles, ont comme chacun sait “changé le monde”?», André Gunthert.

Autour de l’exposition de Manar Bilal « A great expectation » présentée du 12 janvier au 6 février 2017 au Théâtre d’Orléans.

Traduction franco-arabe : Ahmed Bouissan
Dimanche 29 janvier 2017 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Visite commentée

Les archives de l’abbé Leduc, 
Beaune-la-Rolande, 1945-1941
par François Maurin, du Service des archives historiques de l’évêché d’Orléans et Nathalie Grenon, directrice du Cercil.

à 16h
/// Projection

L’engagement
Film de Michèle Massé, ANA Films, 52 min. France, 2010

Le 8 juin 1942, Josèphe Cardin, adolescente catholique, porte l’étoile jaune par révolte contre le régime de Vichy. Elle est arrêtée par la police française et incarcérée à la prison des Tourelles, puis au camp de Drancy, au motif d’être « amie des Juifs ». Pendant son incarcération, elle s’occupe des enfants avant leur départ pour Auschwitz. Libérée fin août 1942, elle entre dans la résistance. En mars 1943, elle aide Yvonne Netter, qui vient de s’évader du camp de Pithiviers, à regagner Paris. Michèle Massé nous raconte le destin hors du commun d’une héroïne, celui de sa mère, Juste parmi les nations depuis 1992.

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah


Jeudi 26 janvier - 10h
à Pithiviers - Auditorium du Lycée Duhamel-du-Monceau

/// Conférence en milieu scolaire

Mémoires de la Seconde Guerre mondiale : les camps français d’internement
par Denis Peschanski, historien et directeur de recherche au CNRS et Catherine Thion, docteure en histoire et chargée de recherches au Cercil.
Mercredi 25 janvier 2017
à Orléans - auditorium de Canopé

Commémoration du traité de l’Elysée et Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah et à la prévention des crimes contre l’Humanité

Du 24 au 28 janvier 2017 : séminaire organisé dans le cadre du programme de coopération entre la région Centre-Val de Loire et le Land de Saxe-Anhalt, et de la mission confiée au Cercil autour de l’enseignement de l’histoire et de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement de la Shoah. À cette occasion, des élèves français (de Châteaudun, de Bourges, d’Orléans et de Beaune-la-Rolande) et allemands (issus de plusieurs établissements du Land de Saxe-Anhalt) seront réunis, dans le cadre du projet franco-allemand d’histoire et de mémoire, “Mémoires Croisées - Sich erinnern, sich begegnen”.

/// Rencontre
Sous le patronage de François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, du Dr Reiner Haseloff, ministre-président du Land de Saxe-Anhalt, et avec le soutien de Katia Beguin, rectrice de l’Académie d’Orléans-Tours.

à 14h - Canopé -Académie d’Orléans-Tours
Présentation du dispositif franco-allemand “Mémoires Croisées - Sich erinnern, sich begegnen”
Par Gilles Cazenave-Cambot, professeur d’histoiregéographie au collège Alfred-de-Musset, Patay (région Centre-Val de Loire) et Christophe Losfeld, professeur d’histoire et de français au lycée de Latina August Hermann Francke, Halle (Land de Saxe-Anhalt), autour de l’exemple concret d’un projet pédagogique, « Sauver des Juifs, des figures de l’engagement en France et en Allemagne »

à 14h30
« Auschwitz, l’histoire de deux albums »,
par Cyril Roy, médiateur de ressources à l’Atelier Canopé de Vendée, chef de l’édition transmédia de l’Album d’Auschwitz, 2015.

Constitué de près de 200 photographies, l’Album d’Auschwitz est un document iconographique de référence sur le processus d’anéantissement des Juifs au camp d’Auschwitz-Birkenau. Ces images ont été prises par des SS en mai et juin 1944, lors de la déportation massive des Juifs de Hongrie à Birkenau. Elles permettent de se représenter ce que fut, pour plus d’un million de personnes, l’arrivée dans cet immense centre de mise à mort où la plupart furent anéanties dans les heures qui suivirent. Outre les circonstances de la découverte de l’album, intégralement reproduit en fac-similé, les textes rassemblés décrivent l’organisation du complexe d’Auschwitz, et l’application de la « Solution finale » conçue par les nazis pour mener à bien leur œuvre de destruction. Cette réédition est accompagnée de la création d’un site internet.

à 15 h
Témoignage d’Esther Sénot, survivante d’Auschwitz.
En janvier 1945, elle fera également partie des marches de la mort, en direction de Bergen-Belsen, puis de Mauthausen.
Mardi 24 janvier 2017
à Orléans, La Source – Théâtre Gérard-Philipe

Résister à l’antisémitisme en France : le moment de l’affaire Dreyfus

/// Conférence à 18h
L’affaire Dreyfus : une affaire de résistances,
une affaire antisémite ?
par Philippe Oriol, historien, spécialiste de l’affaire Dreyfus sur laquelle il a publié de nombreux ouvrages dont une Histoire de l’affaire Dreyfus de 1894 à nos jours, éd. Belles Lettres, 2014.

L’affaire Dreyfus est une histoire de résistances : celle d’Alfred Dreyfus lui-même, personnage central dont on a voulu le plus souvent peindre un portrait dont les traits ne sont pas les siens, et celle, bien sûr, des intellectuels qui au nom de principes qui fondent l’humanité et la République ont refusé de « laisser faire ». Une histoire qui est aussi celle de l’antisémitisme et du combat qui fut mené pour s’y opposer, question polémique sur laquelle il convient de s’interroger pour savoir quelle place il faut lui accorder pour comprendre l’événement.

La conférence sera suivie d’une collation avant la représentation de la pièce.

/// Théâtre à 20h
Dreyfus, l’amour pour résister
par la Compagnie de la Traversée

Cette pièce met en scène le combat exemplaire et pacifique d’une conscience libre et éclairée contre l’antisémitisme et la raison d’État. À travers des lettres d’une beauté à couper le souffle, se révèle le témoignage d’un homme injustement éclipsé par sa propre affaire, qui puise dans l’amour de sa femme et le souvenir de ses enfants la force de se relever et de résister à cinq années d’incarcération et de déportation imméritées. Dans cette « quête de lumière et de vérité », il n’aura de cesse de clamer son innocence, au nom de « la justice et de la dignité qu’on doit à tout être humain ». Une lutte relayée en France par sa femme qui révèle l’union d’un couple admirable que les épreuves ne font que renforcer. Le témoignage bouleversant et méconnu d’une formidable leçon d’humanité.

Tarifs : 10€ - 5€ pour les étudiants, les moins de 18 ans et les demandeurs d’emploi
Réservations au 02 38 68 44 61

Organisée avec la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (Licra)

14h Théâtre - représentation scolaire
Tarif : 5€ - Réservations obligatoires au 02 38 42 03 91
Samedi 14 janvier 2017 à 20h30
à Orléans – Théâtre Scène Nationale

/// Projection

La partition inachevée
Film de Goran Paskaljevic, franco-serbo-croate, Mica Films, 2014, 90 min.
 
Micha Brankov, un professeur de musique à la retraite, est bouleversé de découvrir ses véritables origines : ses parents juifs l’avaient confié, à l’âge de deux ans, à une famille avant de disparaître dans un camp de la mort. Le vieux professeur retrace l’histoire de ses parents et veut faire interpréter en leur hommage « la partition inachevée » que son père avait composée.

Tarif plein : 6 € - Tarif réduit : 4,50 €
Organisée avec l’Apac (Association Populaire Art et Culture)

Cette projection est organisée en hommage à Bernard Perreau, récemment disparu.
Mardi 10 janvier 2017 à 18h 
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Visite commente de l’exposition 
Les archives de l’abbé Leduc, 
Beaune-la-Rolande, 1941-1944
par François Maurin du Services des archives historiques de l’évêché d'Orléans et Nathalie Grenon, directrice de Cercil. 
L’abbé Leduc, curé-doyen de Beaune-la-Rolande, joue un rôle auprès de familles d’internés juifs du camp de Beaune-la-Rolande, en quête de nouvelles de leurs proches ou cherchant un moyen de leur faire parvenir des colis. En servant ainsi d’intermédiaire, il leur apporte aide et réconfort. En 1942, l’abbé Leduc obtient des laissez-passer pour exercer son ministère auprès d’internés convertis au catholicisme. Il devient l’aumônier du camp, jusqu’en avril 1943 : les autorités allemandes lui interdisent dès lors tout accès au camp.