>>>Retrouvez désormais toute l'actualité du Cercil ici
Mardi 10 octobre 2017 à 18h
à Montargis, au Tivoli, 2 rue F. Roosevelt

/// Le grand témoin du Cercil
Raymonde Nowodworski

En 1933, les parents de Raymonde Nowodworski s’installent à Montargis. Avec la guerre, les persécutions commencent. En avril 1942, Mendel, le père, tente de passer en zone non occupée. Arrêté à la ligne de démarcation, il est interné dans un camp de travailleurs étrangers. Golda, la mère, est arrêtée le 14 juillet 1942. Internée au camp de Pithiviers, elle est déportée vers Auschwitz le 17 juillet 1942 par le convoi 6. Fajga et Rébecca (14 ans), la tante et la cousine de Raymonde, sont dans le même convoi. Raymonde a alors 13 ans, ses petites soeurs ont 9 ans (Suzanne), 7 ans (Flore) et 6 mois (Monique). Elles sont séparées et confiées à des familles d’accueil. Les trois aînées sont à leur tour arrêtées le 9 octobre 1942, un jour de classe. Le 11, elles sont transférées de la prison de Montargis au camp de Beaune-la- Rolande. Le 12 décembre 1942, elles sont conduites à Paris, dans des centres de l’UGIF. Fin août 1943, après plusieurs tentatives, elles parviennent à s’en évader. Grâce à un passeur trouvé par leur oncle, elles franchissent la ligne de démarcation et rejoignent leur père en Haute-Vienne. Fin août 1944, elles retournent à Montargis avec Mendel et retrouvent leur petite soeur Monique. Leur mère, Golda, assassinée à Auschwitz, n’est pas rentrée.

Organisée avec l’Agglomération de Montargis et la Médiathèque de l’Ame.

Dans le cadre de l’exposition présentée au Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv, du 10 octobre 2017 au 7 janvier 2018

/// Exposition
Les enfants juifs du Montargois dans la Shoah
Il y a 75 ans… des enfants étaient arrêtés dans le Montargois et internés dans le camp de Beaune-la-Rolande. Parmi eux, Raymonde, Suzanne et Flore…

En partenariat avec les Archives Municipales de Montargis 

Retrouvez le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv aux 20e rendez-vous de l'histoire de Ville de Blois du 4 au 8 octobre 2017

À l’occasion des 20ème Rendez-vous de l’Histoire de Blois, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv sera présent sur le salon du livre sur le stand n°134 et proposera la découverte d’auteurs et la signature de leur dernier livre.

Vendredi 6 octobre 2017

/// Signatures à 11h

Anna Senik
Une famille juive de la Pologne à la France de Vichy (éd. Editions L'Harmattan, 2016)
Après une enquête sur sa famille disparue en Pologne, Anna raconte l’arrivée en France de son père Moshè en 1933. Il fit venir à Paris sa femme, Rywka et son fils, Haïm, en 1935. En 1939, il s’engagea volontaire dans l’armée française, comme la majorité des Juifs immigrés qui participèrent vaillamment aux combats.

/// Signatures à 14h

Michel Stermann
Maman Grète. Une éducatrice venue d’Allemagne pour des orphelins de la déportation en France et autres portraits de famille Maman Grete (éd. Editions Edilivre, 2016)
Grète et Rémy Stermann, éducateurs, ont exercé dans des foyers de la Commission centrale de l’enfance (CCE) qui ont recueilli, après la Seconde Guerre mondiale, des orphelins de la Shoah. Qui sont ces éducateurs ? D’où viennent-ils ? Comment se sont-ils rencontrés ? Qu’ont-ils vécu, séparément et ensemble ? Qu’a subi Rémy lui-même dans les camps de la mort ? Pourquoi la vie de Grète a-t-elle été si brève ? Quelles sont les circonstances de sa disparition ?

Samedi 7 octobre 2017

/// Signatures à 11h

Michèle Dassas
Une gloire pour deux (éd. Marivole Editions, 2017)
En 1943, Madeleine Sologne connaît la gloire aux côtés de Jean Marais dans L’Éternel Retour de Jean Cocteau. Le couple mythique symbolisait alors la résistance face à l’occupant. Renée, son amie d’enfance, s’implique, quant à elle, de plus en plus dans le sauvetage des juifs persécutés.

Dimanche 8 octobre 2017
 
/// Signatures à 14h

Roland Smolar
Migrations, une famille dans l’histoire du XXe siècle (éd. Editions L'Harmattan, 2016)
Né de la rencontre improbable entre un fils d’immigrés juifs de la Russie tsariste et d’une jeune femme dont les parents venaient de Picardie et d’Auvergne, l’auteur et sa famille ont subi les grands conflits qui ont traversé le XXe siècle. L’histoire familiale est confrontée à l’Histoire avec un grand H.
Mardi 3 octobre 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Conférence-Rencontre
L’être ou pas
avec Jean-Claude Grumberg, dramaturge

« Je suis votre voisin. Vous me remettez ? Vous avez une seconde ? Vous êtes juif… C’est quoi au juste? » Quand deux voisins se croisent dans leur immeuble et que l’un, à partir des idées reçues sur la question, questionne l’autre sur « ce que c’est qu’être juif » : comment démonter avec humour et tordre le cou aux préjugés antisémites… « Le racisme antijuif remonte à la surface depuis un bon moment. Que doit-on faire ? Expliquer, je crois, comme avec cette farce philosophique qui a la bonne idée de ne pas aborder les questions que se posent les juifs, mais celles que se posent ceux qui ne le sont pas… Grumberg a cette grande vertu de distiller une forme de légèreté, pour parler de choses qui pèsent sur nos nuques depuis des décennies pour ne pas dire des millénaires… » Pierre Arditi, JDD.

avec Agnès Graceffa docteure en histoire (Lille 3/Hambourg), collaboratrice scientifique au centre de recherche Sociamm à l’Université libre de Bruxelles (ULB)

En écho au 77e anniversaire, jour pour jour, de la « loi portant sur le statut des juifs », signée le 3 octobre 1940 par Philippe Pétain, chef de l’État français, loi qui prétend déterminer qui appartient à la « race juive » afin de les exclure de la société française. Agnès Graceffa illustrera les conséquences de l’application du statut des Juifs pour le couple Gorlin, juifs étrangers réfugiés Paris en 1940. Intellectuels émigrés, Raïssa et Michel Gorlin sont russes de naissance mais possèdent la nationalité polonaise.


Représentations de la pièce, L’être ou pas de Jean-Claude Grumberg, au CADO du 29 septembre au 13 octobre 2017, mise en scène Charles Tordjman, avec Pierre Arditi et Daniel Russo. Adaptation du livre Pour en finir avec la question juive… (Actes Sud, 2013). En partenariat avec le Cado. 

Entrée libre dans la limite des places disponibles - Réservation conseillée au 02 38 42 03 91
Hommage à Simone Veil

Mardi 26 septembre à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Conférence
Le face-à-face entre témoins et historiens de la Shoah

par Henry Rousso, historien, directeur de recherches au CNRS (Institut d’histoire du temps présent).

« Simone Veil fut l’une des femmes les plus exceptionnelles de son époque. Survivante active, militante tenace, combattante déterminée pour défendre la cause des femmes, de l’Europe, de la mémoire, elle fut aussi un esprit libre, hostile à toute forme de sectarisme, y compris pour la bonne cause. Elle fut une libérale au plus beau sens du mot. J’aimerais ici apporter une modeste contribution sur l’ouverture dont elle a fait preuve, après une première phase de malentendus, à l’égard du travail des historiens. ».

Ainsi commence le texte publié par Henry Rousso en hommage à Simone Veil, intitulé “Le face-à-face entre témoins et historiens de la Shoah” (Huffpost, 4 juillet 2017).

À partir d’une réflexion sur le parcours de Simone Veil, Henry Rousso abordera quelques thèmes essentiels de l’évolution de la mémoire de la Shoah en France depuis les années 1970.

En écho à l’intervention d’Henry Rousso, Jean-Pierre Sueur, ami du couple Veil et François Bordry, assistant au cabinet de Simone Veil à la présidence du parlement européen, évoqueront leurs relations avec elle.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Réservation indispensable au 02 38 42 03 91. 
Samedi 23 septembre 2017
à Monts, Maillé, Montreuil-Bellay et Avrillé-les-Ponceaux

/// Visites 

Voyage de la mémoire du Cercil

1ère étape : Camp de la Lande à Monts (Indre-et-loire)
Du 30 novembre 1940 à janvier 1944, un camp d’internement a existé dans la commune de Monts près de Tours, au lieu-dit La Lande. En décembre 1940, 616 personnes, des Juifs de l’Est de la France réfugiés en Gironde puis expulsés, arrivent à Monts. Elles seront rejointes par les Juifs arrêtés sur la ligne de démarcation en Indre-et-Loire et les enfants juifs tourangeaux arrêtés lors de la rafle de juillet 1942. En septembre 1942, les internés sont transférés à Drancy. Au total, 1 121 personnes auront été internées entre décembre 1940 et septembre 1942, 769 seront déportées, 20 survivront, parmi lesquelles aucun enfant. D’octobre 1942 à janvier 1944, le camp de Monts devient un camp d’internement pour femmes résistantes, communistes, provenant principalement des prisons parisiennes et du camp de Gaillon dans l’Eure.
En présence de Valérie Guillermic, maire de Monts et de Mania Gittman, enfant internée dans ce camp. Présentation de l’histoire du camp par Marie-Paule Fresneau-Petitgirard, présidente de l’Areshval. 

2e étape : Village Martyr de Maillé (Indre-et-loire)
Le 25 août 1944, jour de la libération de Paris, une division SS venue de Châtellerault pénètre dans le bourg de Maillé, tandis que le village est encerclé par des soldats de la Wehrmacht. Hommes, femmes, enfants sont systématiquement massacrés. Les Allemandsincendient les bâtiments avant de se replier. Un canon, installé sur une colline voisine, continuera à pilonner le village pendant une partie de l’aprèsmidi. Le soir du 25 août, on compte 124 victimes, âgées de 3 mois à 89 ans ; seulement 8 maisons ne sont pas détruites, sur la soixantaine que comptait le bourg. 
En présence de Bernard Eliaume, maire de Maillé et de Serge Martin, rescapé. Intervention de Romain Taillefait, directeur de la Maison du Souvenir.

3e étape : Camp de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire)
Le 8 novembre 1941, le camp d’internement de Montreuil-Bellay ouvre pour interner 258 nomades transférés du camp de la Morellerie, situé à Avrillé-les-Ponceaux. 243 autres, raflés dans l’Ouest, les rejoignent entre le 9 novembre et fin décembre 1941. En août 1942, on recense 1 096 internés – l’effectif maximum du camp –, principalement des nomades mais aussi des sans domiciles arrêtés à Nantes au printemps, dont beaucoup vont mourir au cours de l’hiver. En janvier 1945, 485 personnes pensent être libérées, 170 seulement le seront. Les autres sont envoyées dans un camp en Charente et 285 personnes dans le camp de Jargeau (Loiret) où elles ne seront libérées que le 31 décembre 1945.
En présence de Marc Bonnin, maire de Montreuil-Bellay et de Jacques Sigot. Intervention de Virginie Daudin, directrice de Centre Régional “Résistance & Liberté” de Thouars.


4e étape : Camp de la Morellerie à Avrillé-les-Ponceaux (Indre-et-loire)
Le camp d’internement de la Morellerie ouvre en décembre 1940 avec l’arrivée de plusieurs familles dites « nomades » selon la loi de juillet 1912. Début juillet 1941, elles sont rejointes par 25 opposants au régime de Vichy provenant du camp d’internement de la Haute-Barde (Beaumont-la-Ronce). Après cette date, des personnes relevant du droit commun rejoignent aussi le camp. Le 8 novembre 1941, les 258 nomades du camp de la Morellerie, dont nombre d’enfants, sont transférés dans le département voisin, le Maine-et-Loire ; ce transfert marque l’ouverture du camp de Montreuil-Bellay. Le 17 novembre de cette même année, ce sont les opposants au régime de Vichy qui seront transférés dans d’autres camps de la région, dont le camp de Rouillé dans la Vienne.
En présence de Jean-Jack Bordeau, maire d’Avrillé-les-Ponceaux et de Vincent Audren, président de l’association « la Mémoire de la Haute-Barde ».

Départ à 7h15 - Retour vers 20h. Repas tiré du panier à la charge des participants.
Tarif : 25 € / 20 € pour les amis du Cercil / 15 € pour les étudiants et les jeunes de moins de 18 ans. Réservation obligatoire au 02 38 42 03 91.