Mardi 12 novembre 2019 à 18h
à Orléans – Théâtre d'Orléans

/// Projection

1939, un dernier été

Film Ruth Zylberman, Zadig productions, 2018 
Céline Nusse avec la participation de France 3, 61 min.

Cet été-là, l’on célébrait les 150 ans de la Révolution Française et sortaient au cinéma La Règle du Jeu de Jean Renoir et La Chevauchée Fantastique de John Ford. Cet été-là où la mode était aux manches à gigots et aux tissus à motif de pois noir et blanc, cet été-là où Gustave Faulcher, paysan du Languedoc, comme chaque année moissonnait ses champs, où l’écrivain Raymond Queneau s’interrogeait sur la sortie de son prochain roman chez Gallimard pendant ses vacances au Havre, où Simone de Beauvoir partait en randonnée avant de retrouver Jean-Paul Sartre à Marseille, cet été-là où une jeune parisienne, Germaine, écrivait quotidiennement à son amoureux Marc qu’il était son univers, cet été-là où le journaliste Pierre Brossolette prenait pour la première fois depuis longtemps des vacances familiales à Saint-Jean-de-Luz, persuadé qu’il lui fallait prendre des forces pour les années tragiques qu’il pressentait, cet été-là où la toute jeune star de cinéma Corinne Luchaire faisait les beaux jours de la saison deauvilloise et où le ministre de l’Éducation Jean Zay travaillait à mettre sur pied pour le 1er septembre ce qui serait le festival de la liberté, le premier Festival de Cannes. Ce radieux été 39, nombreux furent, aux quatre coins de la France, les chroniqueurs anonymes ou plus connus à en noter dans leurs journaux intimes ou leurs lettres, la beauté, la chaleur…

En présence de la réalisatrice.

Projection dans le cadre du « Festival Cannes 1939 » qui se déroule du 12 au 17 novembre 2019 et du Mois du film documentaire.


Mardi 5 novembre 2019 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Projection dans le cadre du mois du film documentaire

Rwanda, un génocide en héritage

film d’André Versaille, Cinétévé / LCP-Assemblée Nationale / RTBF / Simple Pro-duction avec la participation de Carpe Diem Icare, France, 2019, 52 min.

En 1994, le génocide des Tutsi par les extrémistes Hutu a déchiré le Rwanda, laissant  derrière lui des traumatismes indélébiles. Aujourd’hui, à l’heure où l’État prône la réconciliation nationale à marche forcée, une nouvelle génération arrive à l’âge adulte. Ils sont fils ou filles de victimes ou de génocidaires, ils partagent les mêmes bancs d’école, et ont grandi dans l’ombre des silences de leurs parents. Ils nous livrent le poids de cet héritage.

En présence de Valens Kabarari, témoin et réalisateur.

Information et réservation au 02 38 42 03 91.

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Ce film sera également présenté dans le cadre du Réseau éducation et histoire de la Seconde Guerre mondiale, au Musée de la Résistance et de la déportation du Cher à Bourges, au Centre régional Résistance et Liberté de Thouars et à la Maison du Souvenir de Maillé.


Mardi 22 octobre 2019 à 18h
à Orléans – La Ruche en scène

CREATION
/// Spectacle

La tombe est dans la cerisaie
D’après le texte de Arnold Daghani, paru aux éditions Fario. Interprété par Vicky Lourenço et Loredana Flori, récitantes ;  Thierry Leu, contrebasse et Paul Davies, guitare.

Le journal du peintre Arnold Daghani, La tombe est dans la cerisaie, fut publié en roumain en 1947. Il paraît pour la première fois en français dans une traduction à la fois de l’allemand et du roumain de Philippe Kellmer, ami d’enfance de Paul Celan, l’un des rares compagnons de déportation de Daghani ayant survécu. Il s’agit d’un document décisif mettant à jour l’un des aspects de la Shoah aujourd’hui encore méconnu. Arnold Daghani y évoque le camp de Mikhaïlovka entre 1942 et 1943. Ce camp, où ont été assassinés, parmi mille autres victimes juives, les parents de Paul Celan et la poétesse Selma Meerbaum, fait partie des multiples lieux de déportation installés le long du Boug, fleuve de l’Ukraine alors occupée par les Allemands. Les déportés juifs, avant d’être assassinés, y travaillaient pour l’organisation Todt (organisme de génie civil et militaire au service du Troisième Reich nazi sur l’ensemble des territoires occupés pendant la Seconde Guerre mondiale) à la construction de la route militaire stratégique pour l’approvisionnement de l’armée allemande longue de deux mille kilomètres et connue sous l’abréviation DGIV. Elle reliait Lwów (alors polonaise) au sud de l’Ukraine. Le journal de Daghani, qui livre des données factuelles terrifiantes, est écrit sur un ton qui confère au Mal l’aspect d’une banalité absolue aux conséquences quotidiennes implacables. Il se termine par le récit haletant de l’évasion de Daghani et de sa femme, Anisoara.

Le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv s’associe cette année encore, aux Rencontres artistiques de musiques improvisées (RAMI), organisées par l’association "Le Nuage en pantalon". Ce festival proposera pour sa 5e édition, de croiser la musique et la poésie pour en souligner leur complémentarité voire leurs similitudes.


Mardi 22 octobre 2019 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

CREATION
/// Lecture musicale pour petits et grands

Otto

D’après le texte de Tomi Ungerer. Interprété par Guillaume Schenck, voix ; Fred Ferrand, accordéon. Daniel Pinault, accessoires et décor.

Otto est un ours en peluche qui nous raconte sa vie à la fois drôle, tragique et émouvante. À travers l’histoire d’Otto, Tomi Ungerer aborde les thèmes qui lui sont chers : la différence, la guerre, la violence sociale. Il insiste aussi dans ce récit sur l’amitié, la fraternité et la question de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah.

Le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv s’associe cette année encore, aux Rencontres artistiques de musiques improvisées (RAMI), organisées par l’association "Le Nuage en pantalon". Ce festival proposera pour sa 5e édition, de croiser la musique et la poésie pour en souligner leur complémentarité voire leurs similitudes.

Jeudi 10 octobre 2019 à 19hà Orléans, Cinéma des Carmes
/// Projection en présence du réalisateur Pierre Müller
Une Vieille histoire
film réalisé par Pierre Müller, 1981, 52 minutes
Alors que la rumeur d’Orléans reste un événement marquant de la fin des années soixante qui illustre une forme ancestrale de circulation de l’information chargée des fantasmes d’un antisémitisme “populaire”, il existe très peu d’images de ce fait de société. Bien sûr le livre d’Edgar Morin et de ses étudiants apporte un éclairage très précieux (même s’il est parfois contestable), parce que justement s’appuyant sur des témoignages “à chaud” recueillis dès l’été 69. Mais le film de Pierre Müller et du journaliste Luc Rosenzweig a cela d’essentiel, en comblant ce vide laissé par les médias d’alors, de proposer les seules images des témoins de cette histoire provinciale, à un moment où, douze ans après, si le recul affine la réflexion, le souvenir est encore vivace dans les mémoires des personnes rencontrées.

En partenariat avec Mag Centre.