Vacances scolaires d'hiver

Mardi 27 février 2018 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Visite commentée de l'exposition temporaire

Adélaïde Hautval, amie des Juifs  
par Nathalie Grenon, Cercil. 

« Adélaïde Hautval est l’une des femmes les plus admirables que j’ai connue (…) une des personnalités les plus remarquables que l’humanité ait connues. En raison de sa grande modestie peu de gens étaient informés de son action extraordinaire (…) envers tous les êtres humains, quels qu’ils soient (…) ceux qui souffraient et était persécutés. », déclare Moshé Bejski, juge à la cour suprême d’Israël au décès d’Adélaïde Hautval en 1988.

Exposition réalisée par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, avec les archives de sa famille, des Archives départementales du Loiret et du Cher, de Yad Vashem, de Georges Hauptmann et Maryvonne Braunschweig, du Mémorial de la Shoah, de l’Hôpital Psychiatrique de Lannemezan et du Musée Mémorial d’Auschwitz-Birkenau. Présentée au Cercil-Musée Mémorial à partir du 20 février 2018.  

Informations et réservations au 02 38 42 03 91.
Vacances scolaires d'hiver

Dimanche 25 février 2018 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Visite 

Visite commentée du Musée-Mémorial 
par Hélène Mouchard-Zay. 

Informations et réservations au 02 38 42 03 91.
Mardi 20 février 2018 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Adélaïde Hautval
par Maryvonne Braunschweig, agrégée d’histoire, secrétaire générale du Cercle d’Etude de la Déportation et de la Shoah.

Selon Adélaïde Hautval elle-même, c'est « par une succession de circonstances plutôt curieuses » qu’elle fut arrêtée, internée, déportée par les nazis, et qu'elle fut celle qui dit non à Mengele.

En mai 1942, elle est arrêtée sur le quai de la gare à Vierzon alors qu’elle vient à la recherche d’une valise égarée. Pendant son interrogation, elle reprend vertement deux soldats allemands qui critiquent la France. Condamnée à une semaine d’emprisonnement à Bourges, elle prend la défense d’une femme juive, puis se fabrique une étoile jaune. Elle manifeste sa désapprobation lors du transfert des familles juives par la Gestapo au camp de Beaune-la-Rolande : « Ce sont des gens comme les autres, laissez-les… ». « Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort. »
Internée au camp de Pithiviers, puis dans celui de Beaune-la-Rolande, elle est témoin de l’arrivée massive des familles arrêtées lors de la rafle du Vel d’Hiv, puis de la séparation des mères et des enfants. Elle assiste comme elle le peut, depuis l’infirmerie, les enfants restés seuls. Elle sera le témoin de leur déportation. Transférée de la prison d’Orléans en novembre 1942, au Fort de Romainville, puis à Compiègne, elle sera déportée le 24 janvier 1943 à Auschwitz. Elle est affectée en tant que médecin au block 10 et refuse de participer aux expérimentations. En août 1944, elle est transférée à Ravensbrück.
Elle reçoit en 1945 la Légion d’Honneur, et en 1965, la médaille des Justes qui vient d’être créée. 

À cette occasion la réalisatrice Nadejda Thilhou (Cent Soleils) a réalisé un film évoquant l’engagement d’Adelaïde Hautval.


/// Suivie à 20h30 par Projection en présence de la réalisatrice


Survivantes
film documentaire de Anice Clément, Aniceprod, France, 56 min.

« C’est au cours d’un voyage de la mémoire à Ravensbrück que j’ai découvert la déportation des femmes et des enfants. D’anciennes déportées nous accompagnaient et c’était complètement bouleversant de voir des femmes âgées, fatiguées, en fauteuil roulant, témoigner de ce que fut leur survie, dans cet immense camp, au milieu d’une nature hostile, battu par les vents. Ce qui s’était passé là, entre ces femmes, entre ces “soeurs des camps” était quelque chose d’indestructible, un lien incassable d’amitié, de fidélité, quelque chose de sacré. » Anice Clément.


Soirée organisée dans le cadre de l’exposition « Adélaïde Hautval, amie des Juifs », réalisée par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, avec les archives de sa famille, les Archives départementales du Loiret, du Cher, de Yad Vashem, de Georges Hauptmann, Maryvonne Braunschweig et du Mémorial de la Shoah, présentée au Musée Mémorial à partir du 20 février 2018.
Mardi 13 février 2018 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Protestants et Juifs en France, des affinités électives au sauvetage durant la Shoah

par Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études.

Pour des raisons théologiques, culturelles, historiques et sociologiques, les protestants français (les huguenots) ont sans doute été, parmi les communautés chrétiennes en Europe, les plus proches des Juifs. La conférence abordera ces affinités, éclatantes notamment pendant l’Affaire Dreyfus, et les utilisera comme clef principale pour comprendre l’ampleur de l’aide et du sauvetage offerts aux Juifs pendant la Shoah : que moins de 2 % de la population de l’époque ait fourni près de 11 % des Justes français mérite une explication.


Organisée avec l’association Les Amis de l’Orgue et du Temple d’Orléans dans le cadre d’un cycle de rencontres sur l’engagement des femmes et des protestants durant la Seconde Guerre mondiale et leur contribution au sauvetage des Juifs et en partenariat avec l’association Mémoire protestante en Orléanais et l’Amitié Judéo-Chrétienne.
Mardi 6 février 2018 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Les églises protestantes en Allemagne nazie

par Francis Lachaise, auteur de L'Église protestante allemande face au nazisme, réédition 2018, Les Indes savantes.

Un grand nombre de protestants allemands appartenant aux « chrétiens allemands », a adhéré aux thèses nazies. La résistance de quelques-uns, œuvrant au sein de l’église confessante, en est d’autant plus remarquable et leurs noms nous sont souvent familiers, tels Bonhoeffer, Niemoeller, Barth et Tillich. Après la guerre, l'église protestante allemande reconnaît qu'elle s'est, par action et omission, rendue “coupable” des atrocités propagées par les nazis.

Organisée avec l’association Les Amis de l’Orgue et du Temple d’Orléans dans le cadre d’un cycle de rencontres sur l’engagement des femmes et des protestants durant la Seconde Guerre mondiale et leur contribution au sauvetage des Juifs, et en partenariat avec l’association Mémoire protestante en Orléanais, l’Amitié Judéo-Chrétienne et l’association Franco-Allemande d’Orléans.