WEEK-END MUSÉES TÉLÉRAMA

Samedi 23 et dimanche 24 mars 2019
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial 

Ouverture exceptionnelle du Musée-Mémorial de 14h à 18h.
Entrée gratuite sur présentation du Pass Weekend Musées Télérama, valable pour 4 personnes. Pour les autres visiteurs, tarification habituelle.

/// Projections

Samedi 23 mars 2019 à 15h
Ligne de front
film de Jean-Christophe Klotz, France-Rwanda, 2008, 95 min.

Antoine, journaliste indépendant, rencontre Clément alors qu’il tourne un reportage sur les rapatriés du Rwanda. Hutu, Clément est sans nouvelles d’Alice, sa fiancée tutsie. Antoine convainc alors le jeune homme de partir sur les traces de la jeune femme et de filmer le périple qui les mènera à elle.

Dimanche 24 mars 2019 à 15h
Les oiseaux chantent à Kigali
film de Joanna Kos-Krauze, Pologne, 2017, 113 min.

Le film raconte l’histoire de l’ornithologue polonaise Anna, qui se rend au Rwanda en 1994 au moment où se déclenche le génocide. Une responsabilité polonaise pour la réalisatrice : « C‘était naturel pour nous parce que l’Holocauste a eu lieu en Pologne, nous avons affaire à ses conséquences jusqu‘à aujourd’hui. Nous voulions faire un film sur l’Holocauste depuis longtemps, mais nous ne pouvions pas trouver une histoire où nous aurions pu raconter l’histoire en utilisant une nouvelle langue. À la fin, nous avons décidé, après avoir passé près de six ans en Afrique et après être arrivés au Rwanda, que nous allions essayer d’allier ces deux éléments. »

Pour cause de grève de la SNCF, la conférence initialement prévue demain, mardi 19 mars 2019 de Marcel Kabanda est reportée à une date ultérieure.

ANNULEE
Il y a 25 ans, le génocide des Tutsi au Rwanda

Mardi 19 mars 2019 à 18h
à Orléans, Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Conférence

La construction de l’autre : l'exemple des Tutsi et des Hutu
par Marcel Kabanda, historien, président de l'association IBUKA France qui représente les victimes du génocide des Tutsi, expert auprès du Tribunal international pour le Rwanda dans le procès des Médias, auteur avec Jean-Pierre Chrétien, de Rwanda, racisme et génocide (éd. Belin 2016)

« Le racisme peut frapper à la porte de n'importe quel peuple. Le «racisme interne» au Rwanda en est la preuve. Les Tutsi et les Hutu sont noirs, parlent la même langue et pratiquent la même religion, ils habitent ensemble et se marient entre eux. Vivre ensemble n’est pas seulement vivre côte à côte, c’est avoir une  image positive de l’autre. »  Marcel Kabanda.

Organisée dans le cadre de la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme.


Mardi 12 mars 2019 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Lecture-discussion

Max Jacob, un poète assassiné
La rafle de février 1944 dans le Loiret

avec Bruno Doucey, autour de son livre Le carnet retrouvé de monsieur Max (éd. Bruno Doucey, 2015) et Catherine Gautier, comédienne.

La mairie de Saint-Benoît-sur-Loire, la Communauté de Communes du Val de Sully et le Cercil-Musée Mémorial rendent hommage à Max Jacob 75 ans, après son arrestation à son domicile à Saint-Benoît-sur-Loire, le 24 février 1944 et son décès au camp de Drancy le 5 mars. Cet immense poète, français, « le meilleur paroissien de Monsieur le curé », va devenir un Juif comme un autre à partir du recensement de septembre 1940. Mais parce que Max Jacob est un épistolier extraordinaire, ce « bouc émissaire », comme il se définit lui-même dans une lettre, devient pour nous celui qui témoigne à la place de tous ceux qui n’ont pu le faire. Il témoigne des tracasseries, de l’humiliation, de la peur qui se transforme en angoisse, puis des arrestations et des déportations.

Organisée dans le cadre du Printemps des poètes avec la ville de Saint-Benoît-sur-Loire et la Communauté de communes du Val de Sully dans le cadre de l'hommage à Max Jacob.


Mardi 5 mars 2019 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Rencontres

Soirée hommage à Simone Veil

avec Dominique Missika, historienne, journaliste et éditrice, Alain Genestar (sous réserve), journaliste et écrivain et Pascal Bresson dessinateur et scénariste.

Simone Veil, rescapée d’Auschwitz, a consacré sa vie à deux combats : la lutte pour les droits des femmes et la mémoire. Elle a lutté sans relâche contre le sexisme, la misogynie, et contre le racisme et l’antisémitisme. De 1979 à 1982, première Présidente du Parlement européen, Ministre d’État, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, elle est l’incarnation de la vigilance et de la détermination. Elle n’a – et ce malgré les menaces de mort qu’elle a reçues – jamais reculé, jamais cédé et continué ses engagements.
Dans son album Simone Veil, l'immortelle (éd. Marabulles, 2018), Pascal Bresson a pour but de préserver l'héritage d'une vie, du destin de cette grande Dame et de rendre accessible ses combats aux jeunes. Quant à Dominique Missika, elle retrace dans son livre Les inséparables (éd. Seuil, 2018) la séquence douloureuse du retour des camps des soeurs Jacob, le temps des souffrances tues et des secrets enfouis.
Pour sa part, Alain Genestar dans son livre Pour Mémoire (éd. Grasset, 2018) revient sur le retour de Simone Veil au camp d'Auschwitz accompagnée de ses petits-enfants. Voyage de mémoire et de transmission dans lequel il les avait accompagnés.

Organisée avec la librairie Legend BD et la Librairie Nouvelle, dans le cadre de la Journée internationale pour les droits des femmes.