Mardi 11 décembre 2018 à Jargeau
à 15h – Jargeau - Collège, site de l'ancien camp

/// Cérémonie

Commémoration de Jargeau

Dans le camp de Jargeau ont été enfermées, de 1941 à décembre 1945, 1 700 personnes dont 1 200 nomades. Par le nombre de personnes internées et sa durée de fonctionnement, Jargeau est l’un des plus importants camps d’internement de nomades en France. Les familles (1 200 personnes dont 700 enfants) sont entassées dans des baraques en bois, mal isolées, mal chauffées, sans aération, étouffantes l’été, glaciales l’hiver. Les châlits, lits superposés, sont garnis de paillasses, le plus souvent sans drap. Les conditions d’internement sont effroyables. La Libération de la France ne concerne pas les internés du camp de Jargeau et il faut attendre le 31 décembre 1945, pour que les familles soient purement et simplement mises à la porte du camp, sans aucune prise en charge, sans logement ni nourriture.

à 18h – Jargeau, Salle polyvalente
/// Conférence

De Louviers à Jargeau : parcours de nomades eurois internés (1940-1945)
par Vanina Gasly, responsable du service des Archives de la Communauté d'agglomération Seine-Eure.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, pas moins de 110 nomades eurois ont été persécutés par les autorités françaises et d'occupation. Du 22 novembre 1940 au 7 mai 1941, près de 90 d'entre eux, hommes, femmes et enfants, furent internés dans une carrière désaffectée de Louviers (Eure), dans des conditions inhumaines. La plupart furent ensuite dirigés vers le camp d'internement de Jargeau (Loiret), d'où certains ne furent libérés qu'à la fin de l'année 1945. Toujours douloureux dans l'esprit des familles, cette persécution a fait l'objet d'un important travail de recherche de la part du service des Archives de la Communauté d'agglomération Seine-Eure en lien avec le Cercil.
Le 17 mars 2018, une stèle commémorative a été posée sur le site même du camp tandis qu'était publiée une brochure, rédigée en partenariat avec des élèves du lycée Marc-Bloch de Val-de-Reuil.

Conférence suivie d'une collation.

à 20h – Jargeau, Salle polyvalente
/// Spectacle

N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures

D'après le roman de Paola Pigani, adapté et mis en voix par Aurélie Audax, compagnie Clin d'OEil. Interprété par les élèves du lycée Voltaire (Orléans, Loiret), sous la direction de Stéphane Martin et Delphine Urban, professeurs.

Au printemps 1940, les nomades sont rassemblés dans un camp près d'Angoulême. Ils n’ont plus le droit de circuler. A travers la voix d'Alba, 14 ans lorsqu'elle entre dans le camp, Paola Pigani retrace la mort, la pauvreté, la faim mais aussi la vie qui s'organise au jour le jour avec toujours la pudeur et la fierté.

Représentation pour les scolaires à 10h. Inscriptions au 02 38 42 03 91.


Mercredi 5 décembre 2018 à 14h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Concours de plaidoirie

Jury régional du concours de plaidoiries pour les Droits de l’Homme

Le Mémorial de Caen donne chaque année la parole aux lycéens qui souhaitent dénoncer un cas de violation des droits de l’Homme. Au-delà de l’engagement personnel des élèves, ce concours de plaidoiries permet de travailler sur la construction d’une argumentation, la prise de parole en public et plus largement l’éducation à la citoyenneté. Le jury régional de cette 19ème édition se déroule au Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv.

Organisé par le Mémorial de Caen avec le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv, l'Éducation nationale, en partenariat avec l’université d’Orléans.

Entrée libre. 

Mardi 4 décembre 2018 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Conférence

La Cour des comptes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1945
par Jean-François Potton, diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris et de l’École Nationale d’Administration. Longtemps rapporteur de la Cour des comptes, depuis 2009, il est chargé de mission au Comité d’histoire de la Cour des comptes et des juridictions financières.

Après une présentation de la situation de la Cour des comptes à la veille de l’invasion allemande, le conférencier abordera plusieurs questions successives ou transversales : quelle a été l’attitude de Vichy envers la Cour ? Quelle a été l’attitude de la Cour à l’égard de Vichy ? Il distinguera ce qu’il en est des décisions personnelles et des positions de l’institution. Jean-François Potton posera également la question de la collaboration et de la résistance à la Cour, puis de la Libération et de ses conséquences. Cette conférence sera aussi l’occasion d’étudier les projets de Vichy pour la Cour des comptes, ainsi que ses activités durant cette période.

Informations et réservations au 02 38 42 03 91.


Mardi 4 décembre 2018 à 20h30
à Mondoubleau (Loir-et-Cher) – Cinémobile, Place de la mairie

/// Projection en présence du réalisateur

Vienne avant la nuit
film de Robert Bober, Les Films du Poisson, 2017, 80 min.

Dans les premières années du siècle dernier, l’arrière-grand-père de Robert Bober, Wolf Leïb Fränkel, tenta d’émigrer aux États-Unis, en avant-garde de sa famille restée en Pologne. Refoulé à Ellis Island, il décida de s’installer en Autriche, à Vienne, où la vie était pour les Juifs plus facile qu’en Pologne, et il y fit venir sa femme et ses enfants. Wolf Leïb Fränkel est mort en 1929, avant que la nuit nazie ne tombe sur l’Europe. À l’époque, Vienne était une ville cosmopolite, ouverte, une capitale intellectuelle et artistique effervescente.
 
En présence du réalisateur.

Tarifs : 4,50€ et 4 € (abonnés, - 14 ans)

Organisée par le Cinémobile, en partenariat avec le CERCIL – Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, le Théâtre de l’Echalier, la médiathèque Jules Verne et la municipalité de Mondoubleau (41).
Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Mardi 27 novembre 2018 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

La survie des Juifs en France 1940-1944

par Jacques Semelin, historien, directeur de recherches au CNRS et professeur à Sciences Po Paris.


Le dernier livre de Jacques Semelin (CNRS éd. 2018), préfacé par Serge Klarsfeld, propose d’analyser les mille et une manières dont les Juifs en France ont tenté, entre 1940 et 1944, d’échapper à leurs persécutions, en devenant les acteurs de leur propre sauvetage.
Fruit d’une enquête de plusieurs années, il est illustré par les trajectoires de Juifs français et étrangers, individus ou familles, dont le lecteur suit l’évolution de l’avant-guerre aux années d’Occupation. Il montre aussi comment les persécutés ont trouvé en France un tissu social complice pour les aider, surtout à partir de l’été 1942.

Ce maintien d’un lien social entre Juifs et non-juifs a été essentiel pour contrecarrer une entreprise génocidaire qui visait au contraire à créer un fossé de plus en plus profond entre les victimes désignées et la société.




Information et inscription au 02 38 42 03 91.