Dimanche 30 juin 2019 - départ place de l'Église à 9h30
à Bray-Saint-Aignan / Saint-Benoît

/// Cheminade vélo

Sur les pas de Max Jacob, entre Val et forêt

En cette année de commémoration du 75e anniversaire de la mort de Max Jacob, l’Office de Tourisme du Val de Sully et le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv s’associent pour organiser un parcours à vélo pour lui rendre hommage. Seront parcourus les endroits que l’homme de Lettres fréquentait alors qu’il habitait Saint-Benoît : la campagne, la gare, la Loire, la forêt, l’abbaye de Fleury, ses lieux de retraite, le lieu de son arrestation.

Le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv accompagnera cette cheminade en commentant des photographies de Max Jacob prises à Saint-Benoît. Seront évoqués avec des témoins, son arrestation, son transfert à la prison d’Orléans, puis son internement au camp de Drancy où il mourut.

Il est possible de rejoindre le groupe à 11h, à l'abbaye, pour effectuer le reste de la visite à pied.

Inscription auprès de l’Office de Tourisme au 02 38 36 23 70.
Organisée par l’Office de Tourisme du Val de Sully.

Randonnée cycliste accompagnée et commentée d'environ 20 km. 
Gratuit. Venir avec son vélo en bon état – Casque obligatoire - Gilet fluo préconisé.
Prévoir son pique-nique qui sera pris en charge au départ pour un repas partagé en toute convivialité.

Vendredi 21 juin 2019 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial

/// Concert

Fête de la musique 

sous la direction artistique de Guillaume Dettmar

Le conservatoire d’Orléans, Musique & Équilibre et l’École de Musique de Saran, nous feront écouter de la musique Klezmer, des chants yiddish, et nous inviteront à danser, accompagnés des élèves du collège Malraux de Saint Jean de la Ruelle, une danse yiddish traditionnelle.

Organisé en partenariat avec le Conservatoire à Rayonnement Départemental de Musique, de Danse et de Théâtre d’Orléans, l’École de Musique de Saran et Musique & Équilibre.

Jeudi 20 juin 2019 à 18h30
à Orléans – Cinéma Les Carmes

/// Rencontre

Valérie Zenatti

autour du livre Dans le faisceau des vivants (éditions de L'Olivier, 2019).

Aharon Appelfeld était l’un des grands écrivains de notre temps. Valérie Zenatti a traduit la plupart de ses livres.

Leur relation n’était pas seulement celle d’un romancier et de sa traductrice, c’était aussi celle de deux amis qui se parlaient sans cesse.

De quoi parlaient-ils ? D’écriture, de langues, d’amour, d’animalité, d’enfance. De la terreur d’être traqué.

Ils partageaient également quelques silences. Lorsqu’il disparaît en janvier 2018, la jeune femme ne peut se résoudre à perdre cette voix dont l’écho résonne si puissamment en elle. Après un temps de sidération, elle cherche à la retrouver, par tous les moyens. Sa quête la conduira jusqu’en Ukraine, à Czernowitz, la ville natale de l’écrivain. Il pourra alors prendre sa place, dans le faisceau des vivants.

Organisée par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv et la librairie Les Temps Modernes, en partenariat avec le cinéma Les Carmes.


Mardi 18 juin 2019 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Georges Mandel et Jean Zay : c’est la République que l’on a assassinée

de Pascal Ory, historien et interventions de Catherine et Hélène, les filles de Jean Zay et de Marcel Wormser, président de la Société des Amis de Georges Clemenceau et Georges Mandel.

Au sein des gouvernements dont ils firent partie dans les années 30, - Jean Zay à partir de 1936, Georges Mandel à partir de 1938 -, les deux ministres, viscéralement républicains, n’eurent de cesse de prôner la politique la plus ferme vis-à-vis de l’Allemagne, ce qui leur valut d’être dénoncés comme « bellicistes » par l’extrême-droite et les pacifistes français, puis par les Allemands.

En septembre 1939, Jean Zay démissionne pour aller combattre. Le 20 juin 1940, hostiles à l’armistice, les deux hommes s’embarquent sur le Massilia avec 27 parlementaires dont Pierre Mendès-France, avec la volonté de continuer la guerre depuis l’Afrique du Nord. Arrêtés à leur arrivée au Maroc par le nouveau régime, ils sont rapatriés en métropole pour être emprisonnés ou internés jusqu’à leur assassinat par la Milice, dans les mêmes conditions, à quelques jours d’intervalle : Jean Zay, le 20 juin 1944, Georges Mandel, le 7 juillet 1944.

Tous les deux ont été victimes durant toute leur carrière politique de violentes attaques antisémites. Pour cette raison, et pour leur engagement antifasciste et républicain, « on leur voua une haine froide. Léon Blum, Paul Reynaud, Edouard Daladier, emmenés en Allemagne, survécurent. Georges Mandel et Jean Zay furent assassinés. Ce sont les seuls hommes politiques à qui Vichy ait fait payer de leur vie d'avoir incarné la tradition républicaine et la résistance à Hitler. », Antoine Prost.



Organisée avec l’association des Amis de Jean Zay et le Cercle Jean Zay.

Informations et réservations au 02 38 42 03 91. 


Mardi 11 juin 2019 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Témoignages et conférence

La rumeur d’Orléans : un délire antisémite

avec Henri Licht, Éliane Klein, témoins ;
Pierre Allorant, professeur de Droit, doyen de la faculté de Droit d'Orléans,
Pascal Froissart, enseignant chercheur en Communication à l'université Paris VIII.

Il y a cinquante ans, la rumeur d’Orléans s’emparait des rues commerçantes de la cité johannique et faisait son chemin dans l’esprit des habitants de la ville. Selon elle, des jeunes femmes étaient droguées et kidnappées dans des cabines d’essayage de magasins de lingerie tenus par des Juifs puis servaient à alimenter des réseaux de prostitution. Et puisque la police et la presse restaient silencieuses sur cette prétendue « traite des blanches », preuve était faite que l’une comme l’autre étaient achetées par les Juifs. En 1969, à Orléans, le bouche-à-oreille a fait renaître le « fantôme du Juif qui fixe l’angoisse », selon l’expression d’Edgar Morin.
Comment mieux comprendre aujourd’hui les ressorts politiques et sociologiques de cette rumeur qui n’a pourtant pas bénéficié du relais de la presse pour se répandre ? À l’heure où les réseaux sociaux font naître chaque jour de nouvelles rumeurs, quels sont les sujets qui demeurent les plus instrumentalisés, à quels fins, et existe-t-il des pare-feu pour en prévenir la viralité ? Autant de questions qui seront abordées lors de cette soirée exceptionnelle.

Modération : Anthony Gautier, journaliste en résidence au Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv.

Organisée avec l’Amitié Judéo Chrétienne, à l’occasion des 50 ans de la rumeur d’Orléans et dans la continuité de la résidence de journalisme du Cercil.

Informations et réservations au 02 38 42 03 91. 


La rencontre avec Valérie Zenatti, initialement prévue ce mardi 28 mai à 18h, est reportée pour cause de tournage de film au jeudi 20 juin 2019 à 18h, au cinéma Les Carmes . 
Merci de votre compréhension. 

78 ans jour pour jour après l’ouverture des camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande,

Tourisme Loiret
Le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv
Le Leader Pithiverais et Gâtinais
L’Office du tourisme du Grand Pithiverais
 

ont le plaisir de vous inviter à découvrir un nouvel outil de médiation
 
« Une table numérique pour l’avenir : histoire et mémoire des camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande » 
 
le mardi 14 mai 2019 à 11h à l’Office du tourisme du Grand Pithiverais
  
Pour créer un outil de médiation culturelle tourné vers la compréhension par le plus grand nombre, et en particulier les jeunes, de l’histoire des camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv s’est entouré des compétences d’une coopérative, Artéfacts, et a mobilisé des jeunes en service civique par Crij d’Orléans.
 
Ce projet a été retenu par la Direction Générale des Entreprises (Ministère de l’économie) et la DPMA (Ministère des Armées) avec six autres lauréats sélectionnés à la suite de l’appel à projets national « Services numériques innovants destinés au tourisme de mémoire et d’histoire en France ». Outre ce financement national, ce projet a retenu l’attention des acteurs du programme européen Leader. Porté par deux territoires du Nord Loiret, le Pithiverais et le Gâtinais, ce programme européen Leader s’attache à mettre en œuvre la stratégie locale qui vise à faire du Nord Loiret une étape de tourisme de culture entre l’Île de France et le Val de Loire. 

Merci de confirmer votre présence à sandrine.charneau@tourismeloiret.com

Comptant sur votre présence, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

 
Maxime BUIZARD BLONDEAU
Président de l’Office de Tourisme du Grand Pithiverais 


Nathalie GRENON
Responsable du Cercil-Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv 


Frédéric NERAUD
Président de Tourisme Loiret
Vice-président du Conseil départemental


 Le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv a intégré le Mémorial de la Shoah depuis le 1er janvier 2018

14 mai 1941, la rafle du « billet vert »

Mardi 14 mai 2019 à 18h
à Orléans, Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

Ouverture de l’exposition « 14 mai 1941, ce fut le commencement » suivie de la conférence.

/// Conférence

L’État contre les Juifs
Vichy, les nazis et la persécution antisémite

par Laurent Joly, historien, directeur de recherche au CNRS (CRH-EHESS).

Pourquoi, dès l’été 1940, le régime du maréchal Pétain a-t-il impulsé une politique antisémite ? Pourquoi a-t-il accepté de contribuer aux déportations massives décidées par les nazis en 1942 et d’assumer pleinement ces opérations, à Paris comme en zone libre ? Dans quelle mesure l’administration a-t-elle collaboré à la politique génocidaire ? Laurent Joly s’appuie sur de nombreuses sources inédites, en particulier des témoignages de policiers sur la rafle du Vel d’Hiv, pour restituer les marges de manoeuvre des agents et les effets concrets de leurs décisions. Il nous permet de comprendre que le statut des Juifs d’octobre 1940 n’est pas une simple transposition de la tradition antisémite française : Vichy cherche surtout à suivre le modèle nazi. Enfin, il démontre que l’idée selon laquelle la persécution des Juifs a été occultée par la justice de l’épuration mérite d’être fortement nuancée.

Suivie par la projection du film

La police de Vichy
de David Korn-Brzoza, France, 2017, 94 min. Scénario de L. Joly et D. Korn-Brzoza. 

La police de Vichy, rempart contre l'occupant nazi ? Cette thèse, qu'ont essayé de défendre ses responsables au sortir de la guerre quand la justice les jugea, ne tient pas à l'examen des faits. La police, sans cesse modernisée, fut un élément central du régime de Vichy, jouant pleinement la carte de la collaboration, se substituant à l'occupant pour organiser l'arrestation des populations juives, acceptant, devançant et dépassant les exigences allemandes…

Informations et réservations au 02 38 42 03 91. 




Mardi 30 avril 2019 à 15h
à Beaune-la-Rolande - Lycée agricole

/// Restitution

Le relevé topographique de l’ancien camp de Beaune-la-Rolande

Quatre étudiants en deuxième année de BTS géomètre-topographe du lycée Gaudier-Brzeska, de Saint-Jean-de-Braye, viennent de réaliser une localisation précise de l'ancien camp d'internement de Beaune-la-Rolande : l’entrée, l'emplacement des baraques, du poste de garde, de l’infirmerie ont été établis avec précision. La marge d'erreur sur l'ensemble du camp n'excède pas 20 centimètres.


Élus, journalistes et habitants sont invités à la restitution de ce travail.

Uniquement sur réservation au 02 38 42 03 91 ou par mail à cercil@memorialdelashoah.org


Dimanche 28 avril 2019 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Visite commentée

Visite du Musée-Mémorial

par Hélène Mouchard-Zay, dans le cadre de la Journée Nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation.

Tous publics à partir de 10 ans.
Informations et réservations au 02 38 42 03 91.


Samedi 27 avril 2019 à 18h
à Jargeau – Cinémobile

/// Projection

Funan
Film d’animation de Denis Do, avec les voix de Louis Garrel et Bérénice Bejo.

1975. La survie et le combat de Chou, une jeune mère cambodgienne, durant la révolution Khmère rouge, pour retrouver son fils de 4 ans, arraché aux siens par le régime.

En présence de Sébastien Onomo, producteur du film.

Ce film a été co-financé par EUROPE CREATIVE MEDIA de l’Union Européenne.

Organisée par Ciclic, région Centre-Val de Loire en partenariat avec la municipalité de Jargeau et le Cercil-Musée mémorial des enfants du Vel d’hiv.


Tarifs spéciaux : 4,50 € et 4 € (abonnés, -14ans).



Samedi 27 avril 2019 à16h
à Selles-sur-Cher - Cinéma Le Studio

/// Rencontre avec Charles Waserscztajn

Charles Waserscztajn, sauvé d’Auschwitz par l’Assistance publique

Pour Charles Waserscztajn, tout a commencé par une erreur lors de son enregistrement à l'Assistance publique, le 6 décembre 1940. Tauba, sa mère, jeune femme juive polonaise, réfugiée en France depuis 1938, totalement démunie, sans solution, confie « provisoirement » son enfant à l'institution publique. En fait, celle-ci enregistre un abandon « définitif ». Cette erreur sauvera l'enfant de la déportation qui sera alors caché, dans un premier temps à Selles-sur-Cher puis à Châtillon-sur-Cher…

Introduction historique par Nathalie Grenon, responsable du Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv.

En présence de Francis Monchet, maire de Selles-sur-Cher.

Organisée avec la ville de Selles-sur-Cher.

Journée nationale de commémoration du génocide des Arméniens dans l’Empire ottoman

Mardi 23 avril 2019 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial

/// Conférence

Actualité de l’histoire du génocide des Arméniens
par Gorune Aprikian, scénariste, réalisateur et producteur & Laurent Mélikian, journaliste.
En présence de Stéphane Torossian, dessinateur de la bande-déssinée Varto.

D’avril 1915 à juillet 1916, en pleine première guerre mondiale, les Arméniens de l'Empire ottoman, l'actuelle Turquie, sont massacrés ou déportés par les autorités. Ce massacre fera entre 1,2 et 1,5 million de morts, selon les estimations. C’est en analysant ce massacre de masse que le juriste Lemkin va inventer le concept et le mot de génocide. Cette histoire a, de nos jours, des conséquences bouleversantes pour les descendants des survivants, ceux qui ont fui en diaspora, ces immigrés, rescapés d’un génocide, qui sont des émigrés de nulle part écrit Jeannine Altounian, mais également en Turquie, où des descendants de survivants, convertis à l’Islam, ignoraient tout de leurs origines, quand d’autres préféraient la taire.

Mercredi 24 avril 2019
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial

à 10h - Rencontre scolaire

Comment parler du génocide des Arméniens ?
avec Gorune Aprikian, Stéphane Torossian et Laurent Mélikian

Deux classes du lycée Jean-Zay rencontrent Gorune Aprikian et Stéphane Torossian, artiste peintre, dessinateur autour de leur travail commun pour la bande dessinée Varto : 1915, deux enfants dans la tourmente du génocide des Arméniens (éd. Steinkis, 2015) et Laurent Mélikian autour de son travail sur l'itinéraire de deux adolescents franco-arméniens.

à 15h - Lecture

Le génocide des Arméniens dans la littérature jeunesse
par un bénévole du comité de lecture du Cercil.

Pendant les vacances scolaires au Cercil-Musée Mémorial 

Mardi 16 avril 2019 à 15h

/// Visite commentée

Visite du Musée-Mémorialpour petits et grands, autour de l’histoire d’Isaac Millman, enfant caché.

Tous publics à partir de 10 ans.
Pendant les vacances scolaires au Cercil-Musée Mémorial


Jeudi 11 avril 2019 à 15h

/// Atelier d’arts plastiques pour petits et grands

Construire un monde sans haine
Tous publics à partir de 8 ans.
Organisé dans le cadre des 25èmes commémorations du génocide des Tutsi au Rwanda.
Pendant les vacances scolaires au Cercil-Musée Mémorial


Mardi 9 avril 2019 à 15h

/// Visite commentée

Visite du Musée-Mémorial
Tous publics à partir de 10 ans.



Jeudi 11 avril 2019 à 15h

/// Atelier d’arts plastiques pour petits et grands

Construire un monde sans haine
Tous publics à partir de 8 ans.
Organisé dans le cadre des 25èmes commémorations du génocide des Tutsi au Rwanda.


Mardi 16 avril 2019 à 15h

/// Visite commentée

Visite du Musée-Mémorial 
pour petits et grands, autour de l’histoire d’Isaac Millman, enfant caché.

Tous publics à partir de 10 ans.


Mardi 2 avril 2019 à 18h
à Orléans - Auditorium du Musée des Beaux-Arts

/// Conférence

Les Juifs d’Italie à la Renaissance

par Alessandro Guetta, professeur de philosophie et de pensée juives à l’Institut national des langues et civilisations orientales de Paris (INALCO), spécialiste d'histoire intellectuelle juive à l'époque moderne, en particulier de la culture des Juifs d'Italie du XVe au XIXe siècle.

Présente depuis l'époque de l'Empire romain, la communauté juive d'Italie est riche d'une histoire plurimillénaire. À la Renaissance, elle a pleinement participé à cette formidable aventure culturelle que nous fait revivre Alessandro Guetta à travers son livre Les Juifs d’Italie à la Renaissance (éd. Albin Michel, 2017). Les études bibliques, talmudiques, la philosophie et la kabbale, mais aussi la linguistique, la poésie, le théâtre, connaissent une effervescence sans pareille, avant et après l'institution des ghettos.
Pendant cent cinquante ans, les Juifs d'Italie ont su développer une culture à la fois fidèle à leur tradition et ouverte aux nouveautés de l'époque : en un mot, une culture juive « moderne ».

Organisée avec l’association Dante Alighieri - Orléans, dans le cadre de l’événement « 1519-2019 : 500 ans de Renaissance(s) en Centre-Val de Loire ».


Il y a 25 ans, le génocide des Tutsi au Rwanda

Mardi 26 mars 2019 à 18h
A Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Témoignage et conférence

Adélaïde Mukantabana, le grand témoin du Cercil

Adélaïde Mukantabana est une survivante du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda. Née à Butaré, elle a fui le massacre avec deux de ses enfants. Elle habite maintenant en France, d'où elle milite contre l'oubli de ce génocide à travers son témoignage et la publication d’un livre L'innommable - Agahomamunwa - Un récit du génocide des Tutsi (éd. L'Harmattan).


Le génocide des Tutsi du Rwanda : du racisme à l’extermination
par Florent Piton, doctorant à l’université Paris Diderot, chargé de cours à Sciences Po Paris, auteur du livre Le génocide des Tutsi du Rwanda (éd. La Découverte, 2018).

D’avril à juillet 1994, près d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants sont assassinés au Rwanda pour la seule raison qu’ils étaient considérés Tutsi. Loin des clichés souvent accolés au continent africain, ce génocide est le produit d’un racisme « moderne » et non d’une haine atavique « traditionnelle ». Né dans la colonisation, réapproprié ensuite par une partie des élites politiques, ce racisme fournit la toile de fond idéologique de l’extermination. Cela ne signifie pas que le génocide était irrémédiablement inscrit dans l’histoire rwandaise, mais il ne fut pas non plus un accident surgi de manière inattendue en 1994.



WEEK-END MUSÉES TÉLÉRAMA

Samedi 23 et dimanche 24 mars 2019
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial 

Ouverture exceptionnelle du Musée-Mémorial de 14h à 18h.
Entrée gratuite sur présentation du Pass Weekend Musées Télérama, valable pour 4 personnes. Pour les autres visiteurs, tarification habituelle.

/// Projections

Samedi 23 mars 2019 à 15h
Ligne de front
film de Jean-Christophe Klotz, France-Rwanda, 2008, 95 min.

Antoine, journaliste indépendant, rencontre Clément alors qu’il tourne un reportage sur les rapatriés du Rwanda. Hutu, Clément est sans nouvelles d’Alice, sa fiancée tutsie. Antoine convainc alors le jeune homme de partir sur les traces de la jeune femme et de filmer le périple qui les mènera à elle.

Dimanche 24 mars 2019 à 15h
Les oiseaux chantent à Kigali
film de Joanna Kos-Krauze, Pologne, 2017, 113 min.

Le film raconte l’histoire de l’ornithologue polonaise Anna, qui se rend au Rwanda en 1994 au moment où se déclenche le génocide. Une responsabilité polonaise pour la réalisatrice : « C‘était naturel pour nous parce que l’Holocauste a eu lieu en Pologne, nous avons affaire à ses conséquences jusqu‘à aujourd’hui. Nous voulions faire un film sur l’Holocauste depuis longtemps, mais nous ne pouvions pas trouver une histoire où nous aurions pu raconter l’histoire en utilisant une nouvelle langue. À la fin, nous avons décidé, après avoir passé près de six ans en Afrique et après être arrivés au Rwanda, que nous allions essayer d’allier ces deux éléments. »

Pour cause de grève de la SNCF, la conférence initialement prévue demain, mardi 19 mars 2019 de Marcel Kabanda est reportée à une date ultérieure.

ANNULEE
Il y a 25 ans, le génocide des Tutsi au Rwanda

Mardi 19 mars 2019 à 18h
à Orléans, Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Conférence

La construction de l’autre : l'exemple des Tutsi et des Hutu
par Marcel Kabanda, historien, président de l'association IBUKA France qui représente les victimes du génocide des Tutsi, expert auprès du Tribunal international pour le Rwanda dans le procès des Médias, auteur avec Jean-Pierre Chrétien, de Rwanda, racisme et génocide (éd. Belin 2016)

« Le racisme peut frapper à la porte de n'importe quel peuple. Le «racisme interne» au Rwanda en est la preuve. Les Tutsi et les Hutu sont noirs, parlent la même langue et pratiquent la même religion, ils habitent ensemble et se marient entre eux. Vivre ensemble n’est pas seulement vivre côte à côte, c’est avoir une  image positive de l’autre. »  Marcel Kabanda.

Organisée dans le cadre de la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme.