Mercredi 28 juin 2017 à 16h30
à Paris – Café des Psaumes

/// Rencontre avec…

Jacques Wenig
Autour du livre Lettres à Khayè…, (éd. Calmann-Lévy, 2017).

Depuis qu’il a été interné au camp de Pithiviers, en mai 1941, Zysman écrit presque tous les jours à Khayè, sa femme. Ces lignes serrées clament son amour absolu pour Khayè, sa « chère âme lumineuse », mais racontent aussi l’intimité, les peurs, la révolte et l’âpre quotidien… Zysman, maintenu dans l’ignorance de son sort prochain, ne se berce pas d’illusions et pressent à de nombreuses reprises toute l’horreur et l’ampleur du projet d’extermination nazi. Pourtant, inlassablement, il tente de transmettre à son épouse sa formidable envie de vivre, sa force et sa détermination. Débordante de vie et d’amour, cette correspondance inédite dessine le portrait d’un couple malmené par l’histoire et la folie des hommes.

Organisée avec le Café des Psaumes - 16 ter, rue des Rosiers - Paris 4e.

Dimanche 25 juin 2017

à 12h – Pithiviers, Square Max Jacob
/// Commémorations

Cérémonie à la mémoire des déportés du convoi n°4

Le 25 juin 1942, partait de la gare de Pithiviers, le convoi n°4 vers le camp d’Auschwitz. Ce convoi, le premier à partir des camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers, est constitué de 1 000 hommes, la plupart arrêtés le 14 mai 1941. Le Mémorial de la Shoah organise une cérémonie à Pithiviers pendant lesquelles les noms des déportés seront lus.

Pour les personnes souhaitant partir en car depuis Paris, contacter le Mémorial de la Shoah, (réservation indispensable).
Organisées par le Mémorial de la Shoah et l’Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, avec le soutien notamment de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, de la ville de Pithiviers, de la ville de Beaune-la-Rolande et du Cercil – Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv.


à partir de 15h – Orléans, Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv
/// Inauguration des expositions

Les enfants du Vel d’Hiv
Le paroxysme de la « solution finale » en France

Comment évoquer le terrible sort que subirent les familles arrêtées lors de la rafle du Vel d’Hiv, en juillet 1942, puis internées dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande où les enfants y furent cruellement séparés de leurs mères, puis déportés à Auschwitz d’où aucun ne revint. Aucune photo connue n’existe de cet événement, qui fut “le paroxysme de la solution finale en France”, ainsi que le dit Serge Klarsfeld. Par ses dessins d’une grande puissance évocatrice, Gilles Rapaport raconte, sans mots et peut-être mieux que des mots ne pourraient le dire, cet événement insoutenable et en particulier la disparition de ces milliers d’enfants...
Ce sont ces dessins qui seront exposés au Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, accompagnés de documents d’archives qui mettront en lumière l’organisation administrative et politique mise en place par les autorités allemandes et françaises. En écho, les témoignages de rares rescapés accompagneront cette évocation, ainsi que les récits de ceux qui, de façon proche ou lointaine, en furent témoins (assistantes sociales, infirmières, etc. ).

/// Exposition philatélique

Écrire pour survivre
Le courrier dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers

Pour ceux, Juifs français et étrangers, qui furent internés entre 1941 et 1943 dans les camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers avant leur déportation à Auschwitz, les lettres maintiennent le lien familial qui leur est essentiel pour survivre. Pour nous, elles restent un témoignage irremplaçable de ce que ces hommes et ces femmes, parfois même des enfants, vécurent là, de leur vie quotidienne, de leurs espoirs et découragements, de l’angoisse pour leurs familles désormais seules devant les persécutions quotidiennes. Elles sont aussi pour l’historien une source d’information essentielle sur l’organisation de ces camps et la vie de ceux qui y ont été internés. Enfin, pour le philatéliste, elles apportent de précieux renseignements sur les inscriptions et tampons divers (censure…) figurant sur les enveloppes et les cartes inter-zones.

Exposition conçue par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv avec l'aide de l’association philatélique du Loiret.


Lancement des timbres-poste commémoratifs

Un timbre-poste en hommage aux hommes, femmes et enfants juifs internés depuis les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande et déportés à Auschwitz, au cours de l’année 1942, il y a 75 ans.
L’Association Philatélique du Loiret et le Cercil- Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv ont voulu rendre hommage aux hommes, femmes et enfants juifs déportés à Auschwitz après avoir été internés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. Ils ont souhaité émettre deux timbres, qui représentent les deux périodes majeures de l’histoire des camps de Pithiviers et de Beaune la-Rolande.
Sur le premier, figure une carte écrite depuis le camp de Pithiviers par Élie Flam à sa femme Berthe et à sa fille Béatrice. Arrêté le 14 mai 1941, lors de la rafle dite du billet vert, Élie est déporté depuis la gare de Pithiviers, le 15 juin 1942 (convoi 4). Pour le second timbre-poste, nous avons sollicité l’artiste Gilles Rapaport, afin qu’il imagine une image qui puisse incarner ce moment. Nous ne possédons en effet, à ce jour, aucune photographie prise dans les camps après l’arrivée des familles arrêtées lors de la rafle du Vel d’Hiv.
« Le timbre-poste, dit Michel Coste, chercheur à l’EHESS, n’est pas un support publicitaire comme un tract ou une affiche, c’est une image anodine et mineure, associée à une fonction banale d’affranchissement du courrier, mais c’est alors que l’image est la plus efficace ».
Nous souhaitons que ces images-archives que sont les timbres contribuent, à leur façon, à inscrire durablement dans la mémoire l’histoire de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants, internés puis assassinés parce que Juifs. Après le lancement officiel les samedi 24 et dimanche 25 juin 2017, ces timbres-poste seront en vente au Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, auprès de l’Association Philatélique du Loiret et des différents mémoriaux en France.

Suivie d’une intervention de Serge Klarsfeld, président des Fils et Filles des Déportés Juifs de France et vice-président de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.



/// Conférence

Des Juifs orléanais dans le convoi 5
par Catherine Thion, docteure en histoire et chargée de recherches au Cercil.

Peu avant le départ du convoi 5, pour en compléter l’effectif (chaque train devant transporter 1 000 personnes, selon le programme élaboré lors des négociations franco-allemandes), 111 Juifs sont transférés au camp de Beaune-la-Rolande : 34 femmes (la plus jeune a 14 ans) et 77 hommes arrêtés quelques jours plus tôt et venant principalement de Chartres (Eure-et-Loir), Bourges (Cher), Montargis (Loiret), mais aussi Orléans (Loiret) où 13 personnes sont arrêtées le même jour par les autorités allemandes, le 24 juin 1942.
Samedi 24 juin 2017

à15h, Pithiviers – Médiathèque Denis Poisson
/// Rencontre

De l’histoire à la fiction
avec Philippe Pintaux, ancien maire de la ville de Pithiviers et Jacques Wenig, fils de Zysman Wenig, interné au camp de Pithiviers et déporté à Auschwitz, le 25 juin 1942 par le convoi 4.

Jacques Wenig, dans Lettres à Khayè… (éd. Calmann-Lévy, 2017), nous présente la correspondance de son père, à sa mère, pendant son internement au camp de Pithiviers. Partir de l’histoire, se documenter pour réaliser une oeuvre de fiction, est la démarche que Philippe Pintaux a mis en œuvre dans son livre L’irréparable - Pithiviers, sur le chemin d’Auschwitz (éd. L’Harmattan, 2017). A travers l’histoire de deux fillettes liées d’amitié, il tente de montrer l’horreur, la peine, le chagrin, l’espoir qu’ont rencontré les familles après la rafle du Vel d’Hiv.

Organisée avec la Ville de Pithiviers et la librairie Gibier.


à 20h, Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv
/// Concert-Création

Quand la chanson se souvient de la Shoah

Alors que la France va commémorer les 75 ans de la rafle du Vel d’Hiv, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv a voulu interroger les chansons françaises qui évoquent la Shoah dans les années qui suivent la Libération. La chanson est une source historique à part entière. Art populaire, art social, elle témoigne de la société de son temps. Ainsi que le dit Serge Bernstein, elle est une forme d’expression culturelle qui s’adresse à tous, et qui permet d’étudier la manière dont une société a vécu tel ou tel événement. Il est des chansons qui font l’histoire et des chansons qui disent l’histoire... Que nous dit la chanson de ce que connaît la société française de la Shoah après la guerre, quelles évolutions cette mémoire subit-elle de 1946 à aujourd’hui ?

Trois chanteurs, Lila Tamazit, Valérian Renault, et Aimée Leballeur et deux musiciens, Éric Amrofel et Fred Ferrand, interpréteront des chansons qui sont autant de marqueurs de l’évolution de l’histoire de la mémoire de la Shoah en France : Jean Ferrat, Daniel Guichard, Pia Colombo, Maurice Fanon, Renée Lebas, Barbara, Serge Gainbourg, Paul Louka, Pierre Selos, Daniel Balavoine, Jean-Jacques Goldman, Hugues Aufray, Louis Chedid, Annie Cordy, les Rita Mitsouko, François Morel…
Il y a 75 ans, déportations à Auschwitz des Juifs internés à Pithiviers et Beaune-la-Rolande
Il y a 75 ans, la rafle du Vel d’Hiv

Jeudi 22 juin 2017 à 20h 
à Pithiviers - Théâtre du Donjon

/// Le grand témoin du Cercil

Arlette Testyler


Abraham Reiman, originaire de Lituanie, émigre en France où il devient artisan fourreur. Marié avec Malka, ils ont deux filles : Madeleine en 1930 et Arlette en 1931. Il est incorporé le 2 janvier 1940 au 21e R.M.V.E. et fait la campagne des Ardennes avant  d’être démobilisé en septembre 1940. À partir du 14 mai 1941, il est interné à Pithiviers. Il a la chance de voir sa femme et ses filles régulièrement grâce à la gentillesse d’un gendarme qui les héberge. Il est déporté le 25 juin 1942 à Auschwitz où il est assassiné à l’âge de 37 ans. Sa femme et ses filles sont arrêtées lors de la rafle du Vel d’Hiv et sont internées au camp de Beaune-la-Rolande. Malka parvient à les faire libérer. Elles quittent Paris pour Vendôme (Loir-et-Cher). Arlette et Madeleine sont confiées à une famille et leur mère se cache de son côté jusqu’à la Libération. À l’annonce de la mort d’Abraham, sa femme se laisse mourir de chagrin : leurs filles deviennent orphelines de guerre.

Entretien animé par Nathalie Grenon, directrice du Cercil, suivi d’une intervention sur l’organisation du départ des convois 4, 5 et 6, par Catherine Thion, docteure en histoire et chargée de recherches au Cercil.

Organisé par Le Mémorial de la Shoah et le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv.


Mercredi 21 juin 2017 à 18h
à Orléans - Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Concert

Fête de la Musique
par les élèves du conservatoire d’Orléans, sous la direction de Guillaume Dettmar

Guillaume Dettmar, professeur de violon et de musiques traditionnelles au Conservatoire d’Orléans nous fera écouter de la musique traditionnelle klezmer ainsi que des morceaux de jazz et de musique orientale, jouée par ses élèves.

Organisé en partenariat avec le Conservatoire à Rayonnement départemental de musique, de danse et de théâtre d’Orléans.
Jeudi 15 juin 2017 à 19h30
à Paris – Mémorial de la Shoah

/// Conférence

Les enfants juifs et l’assistance publique

À l’occasion de la parution des ouvrages Histoires secrètes, les enfants juifs et l’Assistance publique de Marion Feldman et Katy Hazan (éd. In Press,2017) et Sauvé d’Auschwitz par l’Assistance publique de Charles Waserscztajn. (éd. du Cercil 2016).

De quelle manière se comporta l’Assistance publique envers les enfants juifs qui lui furent confiés pendant la Seconde Guerre mondiale ? L’étude de plus de 300 dossiers, jamais ouverts jusque-là, donne lieu à une lecture historique et psychologique. L’un de ces enfants, Charles Waserscztajn, replonge dans son passé pour reconstituer son histoire propre et la replacer dans l’Histoire de la Shoah.

En présence de Katy Hazan, historienne de l’OSE, Marion Feldman, maître de conférences HDR en psychologie clinique, Université Paris Descartes, et Charles Waserscztajn.

Animée par Antoine Rivière, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Paris 8.

Organisée par le Mémorial de la Shoah.
Mardi 13 juin 2017 à 22h55

/// Diffusion sur Arte

La passeuse des Aubrais
film de Michaël Prazan, France, Arte, 2015, 81 min. 

L'écrivain et documentariste Michaël Prazan éclaire les zones d'ombre d'un passé meurtri : l'histoire de son père, orphelin juif sous l'Occupation, sauvé par une inconnue qui le fait passer en zone libre.
Originaire de Varsovie, Abram Prazan arrive en France dans les années 1920. À Paris, il épouse Estera. Juive polonaise comme lui, elle vient d'un shtetl de la région de Lodz. Deux enfants naissent : Jeannette, en 1932, et Bernard, trois ans plus tard. Abram ouvre deux boucheries ; ses affaires tournent bien jusqu'à la guerre. Après la débâcle de 1940, la mise en œuvre par Pétain de la politique de collaboration avec l'occupant donne lieu à des lois antisémites. D'abord exclus de presque toutes les professions, les juifs sont ensuite spoliés de leurs biens, puis arrêtés et déportés. Dès mai 1941, Abram est interné au camp de Pithiviers dans le Loiret. Déporté à Auschwitz-Birkenau, il n'en reviendra pas. Pas plus qu'Estera, détenue à Drancy et déportée à son tour en juillet 1942. Gisèle, sa sœur, décide de faire quitter Paris à ses neveux, dont elle a désormais la charge. Elle les confie à une jeune femme qui doit les faire passer en zone libre. Grâce à elle, Bernard et Jeannette vont vivre… Cependant, dans ce film mené comme une enquête, Michaël Prazan tente de comprendre également les relations troubles qu'entretenait cette femme avec Pierre Lussac, agent français de la Gestapo. Au terme de minutieuses recherches, le réalisateur parvient à la retrouver à Houlgate, sur la côte normande. 
Thérèse L., rescapée des camps, raconte à son tour ses souvenirs. Fruit d'un patient travail d'enquête, de recoupements et de doutes, le film de Michaël Prazan représente aussi le vibrant cri d'amour d'un fils à son père.
Le Cercil – Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv et Georges Joumas, ont accompagné le travail de recherches de Michaël Prazan, à Orléans ainsi que sur les traces de l’ancien camp d’internement de Pithiviers, et a eu le plaisir de présenter ce film en avant-première au Cinéma Les Carmes en novembre 2016. 
Vendredi 9 juin 2017 à 18h
à Orléans – Archives départementales du Loiret (6 rue d’Illiers)

Dans le cadre de la Journée internationale des archives

/// Conférence
Le fonds de Moscou des archives nationales, une fin de guerre froide ou un nouveau “lieu de mémoire” ?
par Sylvie Le Clech, conservatrice générale du patrimoine, directrice régionale des affaires culturelles de la région Centre-Val de Loire.

« L’appellation “fonds de Moscou” désigne un important ensemble de fonds d’archives, d’origine privée ou publique, saisies par les forces d’occupation allemandes lors de leur arrivée à Paris en 1940. Transférées dans les territoires du Reich afin d’y être exploitées, ces archives passèrent aux mains de l’Armée Rouge après la capitulation du régime nazi. Elles ont été conservées pendant plus de 50 ans aux Archives spéciales centrales d’État de l’URSS à Moscou. La chute du bloc soviétique permit leur restitution à la France entre 1994 et 2001. »
Ce fonds, constitué à 95% d’archives de la direction de la Sûreté générale du ministère de l’Intérieur (aujourd’hui direction centrale de la Police nationale) est conservé aux Archives nationales.


Organisée avec les Archives départementales du Loiret.
Mercredi 7 juin 2017 à 22h20

/// Diffusion sur Arte

Monsieur Mayonnaise
film de Trevor Graham, Australie/Allemagne, ZDF, 2016, 91 min. 

De Hollywood à Melbourne en passant par Paris, Orléans et Berlin, le peintre et cinéaste Philippe Mora entreprend de reconstituer le parcours extraordinaire de ses parents pendant la Seconde Guerre mondiale. Un road-movie enlevé et profond.


Philippe Mora a décidé de faire revivre le passé de sa famille dans une bande dessinée intitulée Monsieur Mayonnaise, le nom de code de son père dans la Résistance française. Né Gunter Morawski en 1913, ce dernier déserte l’Allemagne vingt ans plus tard lorsque les juifs sont chassés des universités par Hitler. Il vit la bohème parisienne jusqu’à l’invasion nazie puis, sous l’identité de Georges Morand, s’illustre au sein de l’OSE (Œuvre de secours aux enfants), en aidant des orphelins juifs à fuir le pays. À l’issue du conflit, il fait la connaissance de Mirka Zelik – future artiste renommée en Australie, où ils s’installeront –, libérée in extremis du camp de Beaune-la-Rolande où elle avait été conduite après la rafle du Vel’d’Hiv avec d'autres membres de sa famille. 

L'enquête que Philippe Mora a mené pour réaliser ce film l'a mené en 2015 jusqu'au Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv, où il a notamment rencontrer Catherine Thion, docteure en histoire, chargée de recherches au Cercil, qui l'a aidé a retracer l'itinéraire de sa mère.
Du 3 au 5 juin 2017
à Beaune-la-Rolande – Salle des fêtes « Le Parville »

Présentation de l’exposition de l’Abbé Leduc à Beaune-la-Rolande

L’abbé Leduc, curé-doyen de Beaune-la-Rolande, a joué un rôle auprès de familles d’internés juifs du camp de Beaune-la-Rolande, en quête de nouvelles de leurs proches ou cherchant un moyen de leur faire parvenir des colis.

En servant ainsi d’intermédiaire, il leur a apporté aide et réconfort. En 1942, l’abbé Leduc obtient des laissez-passer pour exercer son ministère auprès d’internés juifs convertis au catholicisme. Il devient l’aumônier du camp jusqu’en avril 1943 : les autorités allemandes lui interdisent dès lors tout accès au camp.

/// Visites commentées de l’exposition
• Dimanche 4 juin à 15h, par Nathalie Grenon, directrice du Cercil
• Lundi 5 juin à 15h, par François Maurin du Service des archives historiques de l’évêché d’Orléans

Cette exposition présentée par la ville de Beaune-la-Rolande a été conçue par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv et le Service des archives historiques de l’évêché d’Orléans.
ANNULATION 
Le Cercil se voit malheureusement contraint d'annuler ce rendez-vous et de le reporter à l'automne prochain. Merci de votre compréhension. 

Mardi 30 mai 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

La Cour des comptes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1945
par Jean-François Potton, diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris et de l’École Nationale d’Administration. Longtemps rapporteur de la Cour des comptes, depuis 2009, il est chargé de mission au comité d’histoire de la Cour des comptes et des juridictions financières.
Dimanche 21 mai 2017
à Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Orléans

/// Commémorations

Depuis 1946, chaque année, à Beaune-la-Rolande et Pithiviers, sur les monuments qui furent érigés par les anciens internés rescapés des camps, une cérémonie, rassemblant familles, amis, habitants et autorités, rappelle la mémoire de ceux pour qui ces lieux furent la dernière étape avant la déportation.

10h à Pithiviers, square Max Jacob
11h30 à Beaune-la-Rolande, rue des Déportés

Organisées par l’Union des Déportés d’Auschwitz, avec l’Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, le Crif, le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv et le Mémorial de la Shoah.

/// Lecture musicale

15h à Orléans, Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

Pour en finir avec la question juive
Texte de Jean-Claude Grumberg, par Hugo Zermati et Mathieu Jouanneau, comédiens & Sacha Gillard, musicien

« Derrière ce titre ambigu à souhait, Jean-Claude Grumberg nous livre un dialogue enlevé, drôle et provocateur. Truculence nécessaire pour s’attaquer à cette vaste question : Qu’est-ce qu’être juif ? »
Organisée avec l’association ABCD, dans le cadre du festival Parcours et jardins du 19 au 21 mai 2017.
Samedi 20 mai 2017
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

Nuit européennes des musées
Ouverture exceptionnelle du Musée-Mémorial 
de 18h à minuit


18h30
/// Projection

Autrefois, ailleurs
Film documentaire réalisé par l’association Mémoire Juive – mjdp, 50 min.
En écho à l’exposition « Un regard sur l’immigration et l’intégration des Juifs en France de 1880 à 1948 », ce film évoque les parcours migratoires et les forces d’émigration qui ont conduit les Juifs jusqu’à la France.

19h30
/// Visite

Visite commentée du Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

20h30
/// Musique

Quand la chanson se souvient de la Shoah
En découvrant ou redécouvrant plus d’une vingtaine de chansons d’après-guerre, de Pia Colombo aux Rita Mitsouko, comment la chanson française évoque-t-elle la Shoah ?
Jeudi 18 mai 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

Dans le cadre de la Journée internationale des Musées
Musées et histoires douloureuses : Dire l’indicible dans les musées

/// Conférence

Les lieux mémoriaux peuvent-ils raconter l’indicible ?
L’exemple du Mémorial aux juifs assassinés d’Europe de Berlin

par Laurent Aucher, maître de conférences en sociologie à l’Université d’Orléans, chercheur au CEDETE (Université d’Orléans), membre du LCSP (Université Paris Diderot) 

Si, à l’instar de la madeleine de Proust, les « lieux de mémoire » jouent un rôle essentiel dans le maintien et le rappel des souvenirs individuels, ils sont aussi porteurs d’autres enjeux, notamment sociaux. 
S’appuyant sur une enquête par observations des pratiques de visite réalisée à Berlin en juillet 2014 au Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe (Denkmal für die ermordeten Juden Europas) de Peter Eisenman, le sociologue montre que cet espace mémorialisé n’est pas neutre. Plus encore, il est celui duquel sourdent des comportements paradoxaux : alors même qu’il est conçu pour un usage mémoriel, le dispositif architectural d’Eisenman favorise des attitudes liées à la société de consommation et de loisirs.
Mardi 2 mai 2017 à 18h
à Orléans - Librairie Nouvelle

/// Rencontre
Qui connait Albert Goering, frère d’Hermann Goering ?
 avec François Guéroult, autour de son dernier livre L’autre Goering, éd. Infimes, 2017.

Albert Goering naît en 1895, 2 ans après son frère Hermann. Tous deux passent leur enfance en Bavière. Après avoir combattu dans l’infanterie pendant la première Guerre mondiale, il fait des études d’ingénieur. En 1928, il part travailler en Autriche. En 1934, il devient directeur de studio dans la plus grande compagnie cinématographique autrichienne de l’époque. En 1939, il prend la direction des exportations à l’usine Skoda de Pilsen, en Tchécoslovaquie – de là vient la rumeur selon laquelle il aurait été au camp de Theresienstadt chercher des déportés juifs sous prétexte du besoin de main-d'oeuvre.
Des rapports de la Gestapo, des enregistrements des interrogatoires de l’armée américaine et des témoignages des survivants suggèrent qu’Albert Goering a risqué sa vie pour sauver des Juifs victimes du régime nazi en leur obtenant un permis de sortie et le transfert de leurs actifs hors d’Allemagne.
Yad Vashem qui a étudié son dossier a estimé que « il y a des indications qu’Albert Goering avait une attitude positive envers les Juifs et qu’il a aidé certaines personnes, mais il n’y a pas de preuve suffisante, à savoir des sources primaires, démontrant qu’il a pris des risques extraordinaires pour sauver des Juifs du danger de la déportation et de la mort ».

François Guéroult, journaliste, a enquêté sur ce personnage en rupture apparente avec son frère Hermann, acquitté lors d’un procès à Prague en 1947.

Entretien animé par Nathalie Grenon, directrice du Cercil.
Rencontre organisée avec la Librairie Nouvelle d’Orléans.
Vendredi 28 avril 2017 à 18h
à Orléans, Théâtre d’Orléans—Scène Nationale

Il y a 75 ans…
déportation à Auschwitz des Juifs internés à Pithiviers et Beaune-la-Rolande

/// Concert gratuit

Concert des élèves de Guillaume Dettmar

Guillaume Dettmar, professeur de violon et de musiques traditionnelles au Conservatoire d’Orléans nous fera écouter de la musique traditionnelle klezmer jouée par ses élèves.

Entrée libre dans la limite des places disponibles, suivi d’un buffet dînatoire.
Réservation indispensable au 02 38 42 03 91.

à 20h30
/// Lecture théâtralisée

Lettres à Khayè…
par Jean Barat, comédien et réalisateur, d’après le livre éponyme pubié par Jacques Wenig

Depuis son internement au camp de Pithiviers, en mai 1941, Zysman Wenig a écrit presque tous les jours à Khayè, sa femme. Quelques lettres rédigées en français mais censurées, et puis les autres, écrites en yiddish, sorties clandestinement. Zysman est déporté le 25 juin 1942 à Auschwitz. Il survivra aux marches de la mort.


/// Concert

KLEZMER!
par Denis Cuniot, piano, Guillaume Dettmar, violon et Rémy Yulzari, contrebasse.

Ce trio réunit trois musiciens ayant une double culture artistique, classique et spécialiste des musiques juives d’Europe. La musique klezmer naît au Moyen Âge, dans les shtetls (quartier juif en yiddish), avec les klezmorim, musiciens improvisateurs et infatigables créateurs de mélodies. Cette musique se développe en Europe jusqu’à la Shoah et les persécutions antisémites staliniennes. Aujourd’hui elle vit une intense renaissance dans de nombreux pays. Ces trois musiciens virtuoses présentent des musiques klezmer et yiddish, du XIXe siècle à nos jours.


Tarifs : 10€ - Réduit : 5€ (moins de 18 ans, élèves du Conservatoire, adhérents du Cercil et de l’association des parents d’élèves du conservatoire).
Organisé dans le cadre de la Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la Déportation avec l’APEC, le Conservatoire d’Orléans et la librairie Les Temps Modernes.
Jeudi 27 avril 2017 à 19h30
à Orléans - Cinémas Les Carmes

/// Projection

Une histoire de fou
Film de Robert Guédiguian, Agat Films, France, 2h14, 2015.

À Berlin en 1921, Soghomon Tehlirian tue Talaat Pacha, principal responsable du génocide arménien. Lors de son procès, il témoigne tant et si bien du premier génocide du XXe siècle que le jury populaire l’acquitte. Des années plus tard, à Marseille, le jeune Aram est un idéaliste qui veut que la Turquie reconnaisse les crimes commis. S’il est soutenu par Anouch, sa mère, Hovannes, son père, veut vivre en paix en France. Aram est impliqué dans un attentat visant l’ambassadeur de Turquie. Le diplomate est tué mais Gilles, un étudiant en médecine qui passait par là, perd l’usage de ses jambes.

Tarifs habituels du Cinéma Les Carmes - Tarifs réduits pour les adhérents du Cercil.

Organisée avec le cinéma Les Carmes dans le cadre des commémorations du génocide des Arméniens.
Mardi 25 avril 2017 à18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Les réfugiés dans l’Europe de 1938 : une question humanitaire et politique
Par Catherine Nicault, professeure émérite de l’Université de Reims, rédactrice en chef des revues Archives juives et Relations internationales.

Après l’accession en 1933 des nazis au pouvoir à Berlin, les opposants au régime hitlérien et les Juifs, très vite persécutés, sont poussés à l’exil. Ce mouvement s’accentue en 1935, du fait des lois de Nuremberg, et surtout en 1938, année de l’Anschluss, de la conférence de Munich et de la Nuit de Cristal. Les gouvernements polonais et roumain sont tentés de suivre l’exemple allemand. Comment le monde réagit-il face à ce qui est devenu à ses yeux « le problème des réfugiés » ?

suivie d’une
/// Projection

Évian 1938 – La Conférence de la Peur
Film documentaire de Michel Vuillermet, 1h08, Doriane Films - Arturio Mio - Andana Films, France, 2009.
 
Année 1938. Les persécutions exercées par le régime nazi sur des centaines de milliers de citoyens allemands puis autrichiens, en majorité juifs, s’aggravent. Beaucoup tentent désespérément de trouver asile en dehors des frontières du Reich. Pour faire face à cette situation, Franklin D. Roosevelt invite les démocraties à se réunir au sein d’un Comité Intergouvernemental pour les Réfugiés. Ainsi, le 6 juillet 1938, trente-deux délégations étrangères vont se réunir au bord du Lac Léman, à Évian-les-Bains, dans les salons de l’Hôtel Royal. Grâce à des archives inédites et des témoignages poignants, ce film retrace l’histoire de la conférence internationale d’Évian. La transcription minutieuse des paroles qui y furent échangées met en lumière la question très actuelle de l’accueil des réfugiés, et de la capacité des démocraties à s’opposer aux dictatures et aux catastrophes humaines qu’elles provoquent.

En présence de Catherine Nicault, conseillère historique de ce film documentaire.

Film réalisé avec la participation de France Télévisions, et le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Informations et réservations au 02 38 42 03 91. 
Vacances scolaires du 08 au 23 avril 2017

Mardi 11 avril 2017 à 15h
au Cercil - Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Atelier

La rafle du Vel d’Hiv au cinéma
par Catherine Thion, docteure en histoire, chargée de recherches au Cercil.

Cet atelier propose de découvrir à travers différents extraits de films, des années 70 aux années 2010, comment la rafle du Vel d’Hiv est abordée par le cinéma.

Jeudi 13 avril 2017 à 15h
au Cercil - Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Visite commentée

Visite commentée du Musée-Mémorial et de l’exposition temporaire « Un regard sur l’immigration et l’intégration des Juifs en France de 1880 à 1948 »
par Nathalie Grenon, directrice du Cercil.

Mardi 18 avril 2017 à 15h
au Cercil - Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Projection
La colline aux mille enfants
Film de Jean-Louis Lorenzi, Ampersand, France, 1994.

Automne 1941. Dans la France occupée par les Allemands, les rafles se multiplient. Des enfants sont arrachés à leurs parents… Au Chambon-sur-Lignon, dans le Velay, en zone libre, une jeune femme, exténuée par un long voyage, frappe à la porte du presbytère. L'épouse du pasteur, Martha Fontaine, ouvre à Clara, première réfugiée juive parmi les centaines qui la suivront pour fuir les persécutions nazies.

Jeudi 20 avril 2017 à 14h15
à Cerdon

/// Randonnée commentée

Les fermes de Sologne : persécution des Juifs, déportations et sauvetages


Entre juin 1941 et juillet 1942, 386 Juifs internés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, sont transférés dans trois fermes désaffectées situées en Sologne : c’est la préfecture d’Orléans qui assure la gestion de ce qu’elle nomme parfois les «kommandos de Sologne». Après leur transfert en juillet 1942 au camp de Pithiviers, ces hommes seront déportés à Auschwitz. Effectué sur les lieux mêmes où rien n’a changé, ce parcours permet grâce à des témoignages et des documents d’archives de comprendre la vie quotidienne de ces internés, ainsi que leurs relations avec la population locale qui va aider des familles juives persécutées et ainsi les sauver.

Point de départ : Ferme de la Matelotte, en provenance de Cerdon et en direction d’Argent-sur-Sauldre (vers l’Etang du Puits), à gauche, après la route qui part à droite vers l’Etang du Puits, et avant la borne qui marque la séparation entre le Loiret et le Cher.

Informations et réservations auprès du Cercil au 02 38 42 03 91