Mardi 2 mai 2017 à 18h
à Orléans - Librairie Nouvelle

/// Rencontre
Qui connait Albert Goering, frère d’Hermann Goering ?
 avec François Guéroult, autour de son dernier livre L’autre Goering, éd. Infimes, 2017.

Albert Goering naît en 1895, 2 ans après son frère Hermann. Tous deux passent leur enfance en Bavière. Après avoir combattu dans l’infanterie pendant la première Guerre mondiale, il fait des études d’ingénieur. En 1928, il part travailler en Autriche. En 1934, il devient directeur de studio dans la plus grande compagnie cinématographique autrichienne de l’époque. En 1939, il prend la direction des exportations à l’usine Skoda de Pilsen, en Tchécoslovaquie – de là vient la rumeur selon laquelle il aurait été au camp de Theresienstadt chercher des déportés juifs sous prétexte du besoin de main-d'oeuvre.
Des rapports de la Gestapo, des enregistrements des interrogatoires de l’armée américaine et des témoignages des survivants suggèrent qu’Albert Goering a risqué sa vie pour sauver des Juifs victimes du régime nazi en leur obtenant un permis de sortie et le transfert de leurs actifs hors d’Allemagne.
Yad Vashem qui a étudié son dossier a estimé que « il y a des indications qu’Albert Goering avait une attitude positive envers les Juifs et qu’il a aidé certaines personnes, mais il n’y a pas de preuve suffisante, à savoir des sources primaires, démontrant qu’il a pris des risques extraordinaires pour sauver des Juifs du danger de la déportation et de la mort ».

François Guéroult, journaliste, a enquêté sur ce personnage en rupture apparente avec son frère Hermann, acquitté lors d’un procès à Prague en 1947.

Entretien animé par Nathalie Grenon, directrice du Cercil.
Rencontre organisée avec la Librairie Nouvelle d’Orléans.
Vendredi 28 avril 2017 à 18h
à Orléans, Théâtre d’Orléans—Scène Nationale

Il y a 75 ans…
déportation à Auschwitz des Juifs internés à Pithiviers et Beaune-la-Rolande

/// Concert gratuit

Concert des élèves de Guillaume Dettmar

Guillaume Dettmar, professeur de violon et de musiques traditionnelles au Conservatoire d’Orléans nous fera écouter de la musique traditionnelle klezmer jouée par ses élèves.

Entrée libre dans la limite des places disponibles, suivi d’un buffet dînatoire.
Réservation indispensable au 02 38 42 03 91.

à 20h30
/// Lecture théâtralisée

Lettres à Khayè…
par Jean Barat, comédien et réalisateur, d’après le livre éponyme pubié par Jacques Wenig

Depuis son internement au camp de Pithiviers, en mai 1941, Zysman Wenig a écrit presque tous les jours à Khayè, sa femme. Quelques lettres rédigées en français mais censurées, et puis les autres, écrites en yiddish, sorties clandestinement. Zysman est déporté le 25 juin 1942 à Auschwitz. Il survivra aux marches de la mort.


/// Concert

KLEZMER!
par Denis Cuniot, piano, Guillaume Dettmar, violon et Rémy Yulzari, contrebasse.

Ce trio réunit trois musiciens ayant une double culture artistique, classique et spécialiste des musiques juives d’Europe. La musique klezmer naît au Moyen Âge, dans les shtetls (quartier juif en yiddish), avec les klezmorim, musiciens improvisateurs et infatigables créateurs de mélodies. Cette musique se développe en Europe jusqu’à la Shoah et les persécutions antisémites staliniennes. Aujourd’hui elle vit une intense renaissance dans de nombreux pays. Ces trois musiciens virtuoses présentent des musiques klezmer et yiddish, du XIXe siècle à nos jours.


Tarifs : 10€ - Réduit : 5€ (moins de 18 ans, élèves du Conservatoire, adhérents du Cercil et de l’association des parents d’élèves du conservatoire).
Organisé dans le cadre de la Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la Déportation avec l’APEC, le Conservatoire d’Orléans et la librairie Les Temps Modernes.
Jeudi 27 avril 2017 à 19h30
à Orléans - Cinémas Les Carmes

/// Projection

Une histoire de fou
Film de Robert Guédiguian, Agat Films, France, 2h14, 2015.

À Berlin en 1921, Soghomon Tehlirian tue Talaat Pacha, principal responsable du génocide arménien. Lors de son procès, il témoigne tant et si bien du premier génocide du XXe siècle que le jury populaire l’acquitte. Des années plus tard, à Marseille, le jeune Aram est un idéaliste qui veut que la Turquie reconnaisse les crimes commis. S’il est soutenu par Anouch, sa mère, Hovannes, son père, veut vivre en paix en France. Aram est impliqué dans un attentat visant l’ambassadeur de Turquie. Le diplomate est tué mais Gilles, un étudiant en médecine qui passait par là, perd l’usage de ses jambes.

Tarifs habituels du Cinéma Les Carmes - Tarifs réduits pour les adhérents du Cercil.

Organisée avec le cinéma Les Carmes dans le cadre des commémorations du génocide des Arméniens.
Mardi 25 avril 2017 à18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Conférence

Les réfugiés dans l’Europe de 1938 : une question humanitaire et politique
Par Catherine Nicault, professeure émérite de l’Université de Reims, rédactrice en chef des revues Archives juives et Relations internationales.

Après l’accession en 1933 des nazis au pouvoir à Berlin, les opposants au régime hitlérien et les Juifs, très vite persécutés, sont poussés à l’exil. Ce mouvement s’accentue en 1935, du fait des lois de Nuremberg, et surtout en 1938, année de l’Anschluss, de la conférence de Munich et de la Nuit de Cristal. Les gouvernements polonais et roumain sont tentés de suivre l’exemple allemand. Comment le monde réagit-il face à ce qui est devenu à ses yeux « le problème des réfugiés » ?

suivie d’une
/// Projection

Évian 1938 – La Conférence de la Peur
Film documentaire de Michel Vuillermet, 1h08, Doriane Films - Arturio Mio - Andana Films, France, 2009.
 
Année 1938. Les persécutions exercées par le régime nazi sur des centaines de milliers de citoyens allemands puis autrichiens, en majorité juifs, s’aggravent. Beaucoup tentent désespérément de trouver asile en dehors des frontières du Reich. Pour faire face à cette situation, Franklin D. Roosevelt invite les démocraties à se réunir au sein d’un Comité Intergouvernemental pour les Réfugiés. Ainsi, le 6 juillet 1938, trente-deux délégations étrangères vont se réunir au bord du Lac Léman, à Évian-les-Bains, dans les salons de l’Hôtel Royal. Grâce à des archives inédites et des témoignages poignants, ce film retrace l’histoire de la conférence internationale d’Évian. La transcription minutieuse des paroles qui y furent échangées met en lumière la question très actuelle de l’accueil des réfugiés, et de la capacité des démocraties à s’opposer aux dictatures et aux catastrophes humaines qu’elles provoquent.

En présence de Catherine Nicault, conseillère historique de ce film documentaire.

Film réalisé avec la participation de France Télévisions, et le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Informations et réservations au 02 38 42 03 91. 
Vacances scolaires du 08 au 23 avril 2017

Mardi 11 avril 2017 à 15h
au Cercil - Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Atelier

La rafle du Vel d’Hiv au cinéma
par Catherine Thion, docteure en histoire, chargée de recherches au Cercil.

Cet atelier propose de découvrir à travers différents extraits de films, des années 70 aux années 2010, comment la rafle du Vel d’Hiv est abordée par le cinéma.

Jeudi 13 avril 2017 à 15h
au Cercil - Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Visite commentée

Visite commentée du Musée-Mémorial et de l’exposition temporaire « Un regard sur l’immigration et l’intégration des Juifs en France de 1880 à 1948 »
par Nathalie Grenon, directrice du Cercil.

Mardi 18 avril 2017 à 15h
au Cercil - Musée-Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Projection
La colline aux mille enfants
Film de Jean-Louis Lorenzi, Ampersand, France, 1994.

Automne 1941. Dans la France occupée par les Allemands, les rafles se multiplient. Des enfants sont arrachés à leurs parents… Au Chambon-sur-Lignon, dans le Velay, en zone libre, une jeune femme, exténuée par un long voyage, frappe à la porte du presbytère. L'épouse du pasteur, Martha Fontaine, ouvre à Clara, première réfugiée juive parmi les centaines qui la suivront pour fuir les persécutions nazies.

Jeudi 20 avril 2017 à 14h15
à Cerdon

/// Randonnée commentée

Les fermes de Sologne : persécution des Juifs, déportations et sauvetages


Entre juin 1941 et juillet 1942, 386 Juifs internés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, sont transférés dans trois fermes désaffectées situées en Sologne : c’est la préfecture d’Orléans qui assure la gestion de ce qu’elle nomme parfois les «kommandos de Sologne». Après leur transfert en juillet 1942 au camp de Pithiviers, ces hommes seront déportés à Auschwitz. Effectué sur les lieux mêmes où rien n’a changé, ce parcours permet grâce à des témoignages et des documents d’archives de comprendre la vie quotidienne de ces internés, ainsi que leurs relations avec la population locale qui va aider des familles juives persécutées et ainsi les sauver.

Point de départ : Ferme de la Matelotte, en provenance de Cerdon et en direction d’Argent-sur-Sauldre (vers l’Etang du Puits), à gauche, après la route qui part à droite vers l’Etang du Puits, et avant la borne qui marque la séparation entre le Loiret et le Cher.

Informations et réservations auprès du Cercil au 02 38 42 03 91
Mardi 28 mars 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

///Conférence

La politique de dénaturalisation sous Vichy
par Claire Zalc, historienne, directrice de recherche au CNRS, autour de son livre Dénaturalisés, les retraits de nationalité sous Vichy, éd. Seuil, 2016.

Lancée dès les premiers jours de son existence par le régime de Vichy, encadrée par la loi du 22 juillet 1940, la politique de dénaturalisation apparaît comme l’un des moyens de définir les contours du « mauvais » citoyen et d’exclure les opposants. Claire Zalc revient sur les critères mobilisés, dès septembre 1940, pour désigner les victimes de cette politique, décrit les acteurs qui s’emploient à la mettre en œuvre et interroge les liens entre dénaturalisation et “solution finale”. Les éclairages locaux montrent l’importance des décalages et disjonctions entre les intentions idéologiques de Vichy et ses applications sur le terrain. L’exclusion nationale apparaît comme le produit complexe des rapports de force entre différents acteurs. Mais qu’advient-il des dénaturalisés ? C’est à l’aune des griefs endurés et des contestations des individus qu’on réalise la portée des préjudices occasionnés par la perte du statut national. L’étude des retraits de nationalité sous Vichy contribue à comprendre ce que recouvre, à hauteur d’hommes et de femmes rejetés sur les marges de la communauté nationale, être Français.

Ce livre a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. 
Mardi 21 mars 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Inauguration de l’exposition

Un regard sur l’immigration et l’intégration des Juifs en France de 1880 à 1948

A travers une exceptionnelle collection de six cents photos est retracé plus d’un siècle d’immigration juive en France. Venus des quatre coins de l’Europe, les regards et les poses de ces femmes et de ces hommes expriment une farouche volonté de devenir français. Alors, quand le monde s’écroule et les engloutit comme Juifs – et comme étrangers –, souvent ne reste plus qu’une photo jaunie pour rappeler les jours d’avant. Ces photos montrent les étapes de l’immigration des Juifs d’Europe centrale et orientale et du bassin méditerranéen et de leur intégration dans le pays d’accueil, en dépit des difficultés auxquelles ils se sont heurtés – et malgré la période tragique de l’occupation.
Organisée avec l’association Mémoire Juive de Paris.

En présence de Rachel Jedinak, présidente d’honneur de l’association Mémoire Juive.

Exposition conçue par l’Association Mémoire Juive de Paris et présentée en écho à l’exposition Histoires de migrations, de l’intimité à l’espace public, conçue par l’association « Mémoires Plurielles, Cultures et histoires des migrations en région Centre-Val de Loire » et l’Université de Tours/CNRS Citeres présentée au musée Historique et Archéologique de la ville d’Orléans de 24 mars au 9 juillet 2017.

Suivie d’une
/// Conférence

L’immigration juive en France de 1933 à 1962 : une perspective transnationale
par Laura Hobson Faure, PhD, maîtresse de Conférences en études américaines, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3

Qu’est-ce que l’immigration juive, et pourquoi étudier ce phénomène ? Pourquoi une perspective transnationale ? L’analyse portera sur deux périodes, tout d’abord l’avant-guerre, avec l’arrivée des réfugiés/migrants d’Europe Centrale, puis l’après-guerre, depuis les migrations d’Europe de l’Est jusqu’à l’arrivée massive des Juifs d’Algérie. Qui « gère » ces crises migratoires ? Quelles sont les attitudes des Français juifs ou non juifs envers ces immigrés ? Comment cette histoire nous aide-t-elle à mieux comprendre l’actualité ?
Samedi 18 et dimanche 19 mars 2017 de 14h à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

Week-end musées Télérama
Dans le cadre du Week-end Musées Télérama, ouverture exceptionnelle du Musée-Mémorial. Entrée gratuite sur présentation du Pass Week-end Musées Télérama, valable pour 4 personnes.  
Pour les autres visiteurs, tarification habituelle.

Samedi 18 mars à 15h et 17h

/// Visite commentée du Musée-Mémorial
par Nathalie Grenon, directrice du Cercil et Catherine Thion, docteure en histoire et chargée de recherches au Cercil.
 
Dimanche 19 mars à 15h

/// Lecture à voix haute pour les plus petits
par Marion Jouhanneau, médiatrice culturelle au Cercil.
Pour les enfants à partir de 8 ans.

Informations et réservations au 02 38 42 03 91. 
Dans le cadre de la semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Mardi 7 mars 2017
à Vierzon

/// Conférence
à 14h30 pour les scolaires - Auditorium du lycée Henri-Brisson
à 18h30 tous publics - Salle « La Décale » avenue Henri-Brisson

Ces étrangers qui ont fait la France
par Pascal Ory, historien, professeur à l’Université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, autour de son livre Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, éd. R. Lafont, 2013.

Alors que le débat sur l’« identité nationale » continue de diviser la classe politique, ce Dictionnaire permet de rétablir certaines vérités. Qui de plus français que le couturier et mécène Pierre Cardin ou le footballeur, Heinrich (Henri) Hiltl ? Sauf que l’un est né italien et l’autre autrichien. Combien de Français savent que le prix Nobel de physique en 1992, Georges Charpak est originaire d’une famille juive polonaise ? Andrée Chedid, romancière et poétesse, est née en Égypte d’une famille de chrétiens maronites du Liban. Qui sait que Léonie Cooreman est en réalité la digne représentante de la culture populaire française, Annie Cordy ? Ce que la plupart d’entre nous sait, en revanche, c’est que la renommée de la France doit beaucoup à Frédéric Chopin, Marie Curie, Irène Némirovsky, Amadeo Modigliani, Samuel Beckett ou Charles Aznavour. 





Mardi 28 février à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv

/// Le grand témoin du Cercil

Joseph Weismann

Arrêté avec ses parents et ses soeurs lors de la Rafle du Vel d’Hiv, Joseph Weismann est interné au camp de Beaune-la-Rolande dont il parvient à s’évader accompagné d’un de ses camarades d’infortune. Les autres membres de sa famille sont quant à eux déportés et assassinés à Auschwitz. Son histoire a inspiré la cinéaste Roselyne Bosch pour son film La Rafle, sorti en 2010.

Entrée libre dans la limite des places disponibles. 
Réservations conseillées au 02 38 42 03 91. 
Vacances scolaires du 11 au 26 février 2017

Mardi 14 février 2017 à 15h
à Orléans – Cercil - Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Atelier
La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi

Cet atelier, ouvert à tous à partir de 14 ans, invite à réfléchir au processus de déshumanisation des victimes des camps nazis. C’est d’abord la manière dont les bourreaux ont voulu les priver de leur humanité, par l’humiliation, la violence absurde ou la destruction. C’est également la façon dont les victimes ont su résister au sein de l’univers concentrationnaire, conserver leur identité et plus tard témoigner pour que l’on n’oublie pas ce qu’ils avaient été : des hommes, des femmes et des enfants.

Tous publics à partir de 14 ans
En lien avec le Concours National de la Résistance et de la Déportation 2017

Jeudi 16 février 2017 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Visite
Visite commentée du Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv
par Christophine Jacquez, médiatrice pédagogique au Cercil.


Mardi 21 février 2017 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Projection
Au revoir les enfants
Film de Louis Malle, Gaumont France, 1h42, 1987

En 1944, près de Fontainebleau, Julien et son frère, François, sont pensionnaires dans un collège catholique dirigé par le père Jean. Le religieux accueille dans l’établissement plusieurs enfants juifs sous de fausses identités. L’un d’eux, Bonnet, se retrouve dans la classe de Julien. Entre les deux garçons, les rapports sont d’abord compliqués. Puis Julien découvre le secret de Bonnet et devient son ami.


Jeudi 23 février 2017 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d'Hiv

/// Visite commentée
Les archives de l’abbé Leduc, Beaune-la-Rolande, 1941-1945
par François Maurin, du Service des archives historiques de l’évêché d’Orléans et Nathalie Grenon, directrice du Cercil.
Mercredi 8 février 2017 à 18h30
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Conférence

La République à l’épreuve des peurs 
par Anne-Claude Ambroise-Rendu, professeure en Histoire contemporaine - Université de Versailles-Saint-Quentin et membre associé au Criham et Guillaume Neveu, doctorant en sociologie, Université de Rouen, autour du livre La République à l’épreuve des
peurs - De la Révolution à nos jours, PUR, 2016.

La 6e édition du Festival d’histoire et d’analyse des médias, Les Médiatiques, invite à une réflexion sur les liens ténus qui existent entre médias, émotions et violences politiques. En s’appuyant sur les apports d’un ouvrage récent La République à l’épreuve des peurs, cette rencontre invite plus spécifiquement à questionner la relation qu’a pu entretenir la République avec la peur aux XIXe et XXe siècles. En quoi la peur a-t-elle pu constituer une ressource ou un danger pour la construction de la République ? Quels rôles jouent les médias dans la production, le contrôle ou l’instrumentalisation des peurs ? En quoi l’approche historique des liens entre médias, peurs et République est-elle  susceptible d’éclairer la situation des sociétés démocratiques contemporaines ?

Modération de la rencontre : François Barré, responsable des Cafés historiques en Région Centre-Val de Loire.

Organisée avec le Réseau des Cafés historiques en région Centre-Val de Loire dans le cadre du Festival Les Médiatiques. La 6e édition du Festival Les Médiatiques se tiendra à Orléans du 6 au 12 février 2017 autour de la thématique « Médias, émotions et violences politiques : quels défis pour les sociétés contemporaines ? »
Mardi 7 février 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Conférence

La destructivité humaine
par Gérard Rabinovitch, philosophe et sociologue, directeur de l’Institut européen Emmanuel Levinas (AIU). Chercheur associé au CRPMS, Université Denis-Diderot Paris VII et auteur de nombreux ouvrages dont Terrorisme/Résistance, d’une confusion lexicale à l’époque des sociétés de masse, éd. Le Bord de l’eau, 2014.

Le moment nazi demeure une énigme dont le monde contemporain reste saisi. Mais la persistance de cette énigme ne tient-elle pas à l’insistance de la pensée sociologique et philosophique à construire le nazisme comme un monstre conjoncturel de la Modernité ? En examinant les modes opératoires du nazisme puis ceux du génocide rwandais, en soulignant la parenté entre nazisme et monde mafieux, en invitant enfin à éclairer la permanence de ce « Mal radical » à la lumière des remarques de Freud sur la destructivité, cet ouvrage montre qu’à l’irréductible noyau de barbarie qui hante le genre humain doit faire barrage un travail de civilisation fondé sur l’axe d’une éthique de la désillusion.

Modération : Agathe Laurent, professeure missionnée au Cercil par l’Éducation Nationale.

Informations et réservations : 02 38 42 03 91. 
Mardi 31 janvier 2017 à 18h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Rencontre

Pourquoi les images d’Alep n’ont pas changé le monde ?
avec André Gunthert, maître de conférences en histoire visuelle à l’EHESS et spécialiste de la culture visuelle, Manar Bilal, photographe, et Rania Hamour, journaliste à Orient TV.

Après trois années dans les camps de réfugiés syriens, le photographe Manar Bilal nous livre dans l’exposition présentée à la Scène nationale, les luttes quotidiennes et les défis auxquels les Syriens sont confrontés. Il souhaite à travers ses photographies, décrire le désastre humanitaire qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de Syriens. «Photographies et vidéos du conflit pleuvent, comme les bombes. Comment expliquer que ces images ont été incapables de nous faire réagir, à l’inverse des célèbres icônes qui, elles, ont comme chacun sait “changé le monde”?», André Gunthert.

Autour de l’exposition de Manar Bilal « A great expectation » présentée du 12 janvier au 6 février 2017 au Théâtre d’Orléans.

Traduction franco-arabe : Ahmed Bouissan
Dimanche 29 janvier 2017 à 15h
à Orléans – Cercil-Musée Mémorial

/// Visite commentée

Les archives de l’abbé Leduc, 
Beaune-la-Rolande, 1945-1941
par François Maurin, du Service des archives historiques de l’évêché d’Orléans et Nathalie Grenon, directrice du Cercil.

à 16h
/// Projection

L’engagement
Film de Michèle Massé, ANA Films, 52 min. France, 2010

Le 8 juin 1942, Josèphe Cardin, adolescente catholique, porte l’étoile jaune par révolte contre le régime de Vichy. Elle est arrêtée par la police française et incarcérée à la prison des Tourelles, puis au camp de Drancy, au motif d’être « amie des Juifs ». Pendant son incarcération, elle s’occupe des enfants avant leur départ pour Auschwitz. Libérée fin août 1942, elle entre dans la résistance. En mars 1943, elle aide Yvonne Netter, qui vient de s’évader du camp de Pithiviers, à regagner Paris. Michèle Massé nous raconte le destin hors du commun d’une héroïne, celui de sa mère, Juste parmi les nations depuis 1992.

Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah


Jeudi 26 janvier - 10h
à Pithiviers - Auditorium du Lycée Duhamel-du-Monceau

/// Conférence en milieu scolaire

Mémoires de la Seconde Guerre mondiale : les camps français d’internement
par Denis Peschanski, historien et directeur de recherche au CNRS et Catherine Thion, docteure en histoire et chargée de recherches au Cercil.
Mercredi 25 janvier 2017
à Orléans - auditorium de Canopé

Commémoration du traité de l’Elysée et Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah et à la prévention des crimes contre l’Humanité

Du 24 au 28 janvier 2017 : séminaire organisé dans le cadre du programme de coopération entre la région Centre-Val de Loire et le Land de Saxe-Anhalt, et de la mission confiée au Cercil autour de l’enseignement de l’histoire et de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement de la Shoah. À cette occasion, des élèves français (de Châteaudun, de Bourges, d’Orléans et de Beaune-la-Rolande) et allemands (issus de plusieurs établissements du Land de Saxe-Anhalt) seront réunis, dans le cadre du projet franco-allemand d’histoire et de mémoire, “Mémoires Croisées - Sich erinnern, sich begegnen”.

/// Rencontre
Sous le patronage de François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, du Dr Reiner Haseloff, ministre-président du Land de Saxe-Anhalt, et avec le soutien de Katia Beguin, rectrice de l’Académie d’Orléans-Tours.

à 14h - Canopé -Académie d’Orléans-Tours
Présentation du dispositif franco-allemand “Mémoires Croisées - Sich erinnern, sich begegnen”
Par Gilles Cazenave-Cambot, professeur d’histoiregéographie au collège Alfred-de-Musset, Patay (région Centre-Val de Loire) et Christophe Losfeld, professeur d’histoire et de français au lycée de Latina August Hermann Francke, Halle (Land de Saxe-Anhalt), autour de l’exemple concret d’un projet pédagogique, « Sauver des Juifs, des figures de l’engagement en France et en Allemagne »

à 14h30
« Auschwitz, l’histoire de deux albums »,
par Cyril Roy, médiateur de ressources à l’Atelier Canopé de Vendée, chef de l’édition transmédia de l’Album d’Auschwitz, 2015.

Constitué de près de 200 photographies, l’Album d’Auschwitz est un document iconographique de référence sur le processus d’anéantissement des Juifs au camp d’Auschwitz-Birkenau. Ces images ont été prises par des SS en mai et juin 1944, lors de la déportation massive des Juifs de Hongrie à Birkenau. Elles permettent de se représenter ce que fut, pour plus d’un million de personnes, l’arrivée dans cet immense centre de mise à mort où la plupart furent anéanties dans les heures qui suivirent. Outre les circonstances de la découverte de l’album, intégralement reproduit en fac-similé, les textes rassemblés décrivent l’organisation du complexe d’Auschwitz, et l’application de la « Solution finale » conçue par les nazis pour mener à bien leur œuvre de destruction. Cette réédition est accompagnée de la création d’un site internet.

à 15 h
Témoignage d’Esther Sénot, survivante d’Auschwitz.
En janvier 1945, elle fera également partie des marches de la mort, en direction de Bergen-Belsen, puis de Mauthausen.
Mardi 24 janvier 2017
à Orléans, La Source – Théâtre Gérard-Philipe

Résister à l’antisémitisme en France : le moment de l’affaire Dreyfus

/// Conférence à 18h
L’affaire Dreyfus : une affaire de résistances,
une affaire antisémite ?
par Philippe Oriol, historien, spécialiste de l’affaire Dreyfus sur laquelle il a publié de nombreux ouvrages dont une Histoire de l’affaire Dreyfus de 1894 à nos jours, éd. Belles Lettres, 2014.

L’affaire Dreyfus est une histoire de résistances : celle d’Alfred Dreyfus lui-même, personnage central dont on a voulu le plus souvent peindre un portrait dont les traits ne sont pas les siens, et celle, bien sûr, des intellectuels qui au nom de principes qui fondent l’humanité et la République ont refusé de « laisser faire ». Une histoire qui est aussi celle de l’antisémitisme et du combat qui fut mené pour s’y opposer, question polémique sur laquelle il convient de s’interroger pour savoir quelle place il faut lui accorder pour comprendre l’événement.

La conférence sera suivie d’une collation avant la représentation de la pièce.

/// Théâtre à 20h
Dreyfus, l’amour pour résister
par la Compagnie de la Traversée

Cette pièce met en scène le combat exemplaire et pacifique d’une conscience libre et éclairée contre l’antisémitisme et la raison d’État. À travers des lettres d’une beauté à couper le souffle, se révèle le témoignage d’un homme injustement éclipsé par sa propre affaire, qui puise dans l’amour de sa femme et le souvenir de ses enfants la force de se relever et de résister à cinq années d’incarcération et de déportation imméritées. Dans cette « quête de lumière et de vérité », il n’aura de cesse de clamer son innocence, au nom de « la justice et de la dignité qu’on doit à tout être humain ». Une lutte relayée en France par sa femme qui révèle l’union d’un couple admirable que les épreuves ne font que renforcer. Le témoignage bouleversant et méconnu d’une formidable leçon d’humanité.

Tarifs : 10€ - 5€ pour les étudiants, les moins de 18 ans et les demandeurs d’emploi
Réservations au 02 38 68 44 61

Organisée avec la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (Licra)

14h Théâtre - représentation scolaire
Tarif : 5€ - Réservations obligatoires au 02 38 42 03 91